François Fillon a été convoqué le 15 mars par les juges d'instruction en charge de l'enquête sur le Penelopegate. Dans une déclaration à 12h30, qui suivait l'annulation de sa visite au Salon de l'agriculture ce mercredi, le candidat de la droite s'en est pris à la justice et a décidé de maintenir sa candidature.
14h10 : Bruno Le Maire démissionne de la campagne Fillon
Bruno Le Maire démissionne de ses fonctions auprès de François Fillon, a fait savoir son entourage à l'AFP. Il était en charge des questions internationales. L'ex-candidat à la primaire a publié son communiqué, dans lequel il dit croire "au respect de la parole donnée". Allusion aux propos du candidat de droite sur son éventuelle mise en examen, même si elle n'est pas encore aujourd'hui effective.
13h51 : "Le Pen et Fillon, deux candidats du complot", dénonce Yannick Jadot
"On voit l'alliance qui se construit entre Marine Le Pen et François Fillon, deux candidats du complot", a commenté Yannick Jadot sur BFM, qui fait campagne mercredi avec Benoît Hamon en Bretagne, dans la foulée de son ralliement au socialiste. L'ancien candidat écolo a par ailleurs estimé que l'ancien Premier ministre détournait l'élection des vrais sujets : "En fait, c'est François Fillon qui devient l'assassin de cette élection présidentielle."
13h45 : Pour Mélenchon, le "mieux" serait que la droite se "choisisse un autre candidat"
"C'est le procès de la Ve République qu'il faut faire : comment en est-on arrivé là?", a ajouté le candidat de la France insoumise, interrogé sur BFM. Jean-Luc Mélenchon a dit avoir "presque de la peine" pour la droite qui mériterait "un candidat présentable", estimant que "le mieux" serait qu'elle s'en choisisse un autre.
13h35 : Hamon dénonce "des propos d'une incroyable violence"
Réagissant en marge d'un déplacement en Bretagne, le candidat socialiste, Benoît Hamon, a dénoncé sur BFM "des propos d'une incroyable violence à l'égard des magistrats et de la justice". "Ce n'est pas sérieux", a-t-il encore commenté.
13h22 : Fillon ira au Salon de l'agriculture à 15h
L'équipe du candidat a confirmé cette information au JDD. Le "report" de sa visite le matin-même n'aura donc duré que quelques heures, le temps pour lui de confirmer sa candidature malgré sa convocation devant les juges. La visite aura lieu à 15h.
13h11 : Macron s'inquiète d'une "perte de nerfs" de Fillon
Depuis la Salon de l'agriculture, Emmanuel Macron a réagi au maintien de François Fillon en faisant état de deux considérations. "Pour ce qui relève du domaine judiciaire, cela concerne François Fillon et ses juges. Pour ce qui est du domaine public, je n'ai pas de commentaire à faire à titre personnel, les Français seront juges. Mais ne donnons pas au vote démocratique le rôle de l'absolution", a déclaré le candidat d'En marche!, qui a dit ne pas être pour une "trêve judiciaire". L'ex-ministre évoque une "perte de nerfs ou une perte du sens des réalités" de la part de François Fillon, notamment après l'utilisation du terme "assassinat".
12h37 : "La France est plus grande que mes erreurs"
"Je vous demande de résister", déclare François Fillon à ses sympathisants. "Oui, je suis candidat à l'élection de la présidence de la République".
12h36 : "Je ne céderai pas, je ne me retirerai pas"
"Je ne céderai pas, je ne me rendrai pas, je ne me retirerai pas", a encore affirmé François Fillon lors de cette déclaration à la presse.
12h35 : "C'est au peuple français et à lui seul que je m'en remets"
"Au-delà de la procédure judiciaire, c'est au peuple français et à lui seul que j'en appelle désormais (...) parce que seul le suffrage universel et non pas une procédure menée à charge peut décider qui sera le prochain président de la République", a expliqué François Fillon.
12h34 : "Ce n'est pas moi seulement qu'on assassine, c'est l'élection présidentielle"
12h31 : "Mon avocat a été informé que je serai convoqué le 15 mars afin d'être mis en examen"
François Fillon commence son allocution à son QG de campagne. "Mon avocat a été informé que je serai convoqué le 15 mars par les juges d'instruction afin d'être mis en examen", annonce-t-il d'abord, confirmant les informations du JDD. "Je n'ai pas détourné d'argent public", redit-il. Puis d'accuser la justice : "Cette convocation s'inscrit dans une enquête menée depuis le début exclusivement à charge", "depuis le début, je n'ai pas été traité comme un justiciable comme les autres", poursuit-il. "L'Etat de droit a été systématiquement violé", "la présomption d'innocence a complètement et entièrement disparu".
12h30 : Fillon convoqué par les juges d'instruction aux fins de mise en examen (Info JDD)
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