Interrogations sur le sens de l’engagement politique
Ce soir, en écoutant la chanson de Trenet "que reste-t-il de nos amours", voilà ce qu'elle m'a inspiré : "Que reste-t-il de nos idéaux"? Que reste-t-il de l'idéologie politique? Que reste-t-il de l'engagement? Quid des convictions, des valeurs...?
Nous sommes là passifs à laisser faire, à accepter, je dirai même à nous résigner. Résignation disais-je, que faisons-nous de notre engagement initial? J'entends ceux qui diront : "Mais on est en politique de facto il faut additionner". A l'école primaire, que je sache, on additionne pour avoir quelque chose de positif, dans mon entendement on additionne les forces, on additionne des idées pour faire avancer les choses, on additionne pour aller vers une convergence.... Le constat qui se pose avec acuité c'est que nous cautionnons que certains, au nom d'une fallacieuse massification viennent poser leurs baluchons dans le parti au pouvoir. Qui plus est si on est mû que par l'intérêt général, par le besoin de travailler pour la nation alors nul besoin d'une adhésion ou allégeance de quelque nature que ce soit. Si on souhaite réellement apporter son concours à la construction du pays alors nul besoin de créer des fonds de commerce qu'on monnayera ultérieurement.
A quand la politique autrement? Sommes-nous condamnés à une éternelle résilience? Quand dirons-nous non de façon définitive à ces petits calculs? Certains diront que c'est utopique et d'autres me traiteront "d'emmerdeuse" soit ! Le problème en est que nous ne cessons de recommencer encore et encore. Je rêve d'une société où il y'aurait une responsabilité collective pour dire non, au nom du bon sens, au nom de l'éthique au nom de l'intérêt général. Dire NON tout simplement pour construire la société de nos rêves!
Adama Kanté