L’ELECTION PRESIDENTIELLE FIXEE AU 24 MARS (OFFICIEL)

06 - Mars - 2024

Le président de la République a annoncé en Conseil des ministres avoir retenu la date du 24 mars pour la tenue du 1er tour de l’élection présidentielle.

Le Président de la République a informé le Conseil des Ministres de la fixation de la date de l’élection présidentielle au dimanche 24 mars 2024, rapporte le communiqué sanctionnant la réunion tenue au Palais de la République.

Le chef de l’Etat a notamment annoncé cette décision après avoir informé de l’avis du Conseil constitutionnel au sujet des conclusions, recommandations et propositions du Dialogue national portant sur la fixation de la date de l’élection présidentielle, l’examen éventuel des candidatures à l’élection présidentielle, les dispositions à prendre à l’expiration du mandat.

Le Conseil constitutionnel a jugé contraire à la Constitution la tenue de l’élection présidentielle au-delà du 2 avril, date marquant la fin du mandat du président Macky Sall, a-t-on appris de la haute juridiction.

Dans une décision rendue publique, mercredi, après saisine du chef de l’Etat pour avis sur les conclusions du dialogue national, le Conseil constitutionnel a en même temps considéré que l’article 36, alinéa 2, de la Constitution n’est pas applicable au cas où l’élection n’a pas lieu avant la fin du mandat.

Autrement dit, le président Macky Sall, ne peut pas rester en fonction au-delà du 2 avril.

Le Conseil constitutionnel a également maintenu la liste des 19 candidats déjà retenus pour participer à l’élection présidentielle en considérant que l’existence d’un consensus issu d’un dialogue postérieur à la décision arrêtant la liste définitive des candidats, ne fait pas partie des causes de modification de cette liste, limitativement énumérées par les articles 29, alinéa 2, et 34, alinéa premier de la Constitution.

S’agissant de la fixation de la date du scrutin présidentiel, la haute juridiction a indiqué que l’élection du président de la République ne peut être reportée au-delà de la durée du mandat qui arrive à terme le 2 avril 2024 et signalé que l’expression dans les meilleurs délais contenue dans sa décision du 15 février, renvoie nécessairement à une date pouvant permettre la tenue du scrutin avant la fin du mandat.

Elle considère notamment qu’un décret fixant la date de l’élection au 2 juin 2024, soit deux mois après l’expiration du mandat en cours, ne trouverait de base légale ni dans la loi électorale ni dans la décision du 15 février, et que la reprise du processus électoral déjà engagé ne justifie pas un tel report.

‘’Le président de la République ne peut, en l’absence d’un texte l’y habilitant expressément, fixer la date de l’élection au-delà de la fin de son mandat’’, souligne le Conseil constitutionnel en estimant qu’en vertu du caractère intangible de la durée du mandat du président de la République, la fixation de la date de l’élection au-delà de la fin du mandat a pour effet de créer un vide institutionnel non prévu par la Constitution.

Elle estime qu’elle est, de ce fait, contraire au principe à valeur constitutionnelle de sécurité juridique et de stabilité des institutions en rappelant qu’en application des dispositions de l’article 103 de la Constitution, la durée du mandat du président de la République ne peut être réduite ou allongée au gré des circonstances politiques, quel que soit l’objectif poursuivi.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

11 - Juillet - 2026

L'AUDACE DE LA BETISE POLITIQUE DES PASSANTS-REPASSANTS DE PASTEF-FRANCE

Parfois, il est légitime de se poser la question : pourquoi s’engager en politique ? En vaut-il vraiment la peine ? Pourquoi se battre dans ces combats politiques ? Ces interrogations...

11 - Juillet - 2026

Revue de presse: une diversité de sujets dans les journaux du week-end

Les quotidiens reçus ce week-end à l’APS traitent d’une diversité de sujets, allant de la politique à l’économie en passant par la grève...

11 - Juillet - 2026

DIOMAYE-SONKO : LA LUTTE DES PLACES, PAS LA LUTTE DES IDEES

Ce que le Conseil constitutionnel vient de sanctionner, ce n’est pas seulement une réforme mal ficelée. C’est l’aveu, à ciel ouvert, que le pouvoir issu de...

11 - Juillet - 2026

REVISION DE LA CONSTITUTION : UNE LEÇON DE DEMOCRATIE POUR LA MAJORITE PARLEMENTAIRE

La décision du Conseil constitutionnel d'invalider le vote des députés sur la révision de la Constitution dépasse largement le cadre d'un simple revers...

10 - Juillet - 2026

Assemblée nationale : Ousmane Sonko convoque les députés ce vendredi

Le Bureau de l'Assemblée nationale se réunira ce vendredi 10 juillet 2026 à 15 heures, selon une convocation adressée à ses membres. La rencontre se tiendra dans...