Le président Modou Diagne Fada vous parle : « VOUS ETES DES CITOYENS ACTEURS, PAS DES CARTES D’ELECTEURS »
Mesdames, mesdemoiselles messieurs, très chers compatriote.
Depuis le samedi 07 mais 2016, des amis réformateurs et moi-même avons décidé la création d’un nouveau parti politique appelé « Les Démocrates Réformateurs/Yeesal » noté LDR/YEESAL. Avec ce parti dont j’ai l’honneur d’avoir été désigné Président, j’ai avec moi une nouvelle équipe d’hommes et de femmes de conviction qui veulent instaurer une nouvelle politique respectueuse des principes républicains et démocratiques.
Je ne dirai pas qu’avant nous, il n’y avait rien de nouveau car ces phrases que je vous tiens aujourd’hui ont été dites des milliers de fois avant moi et seront redites des centaines des milliers de fois après moi. Je sais que beaucoup d’entre vous ne croient plus à la politique et à la parole de l’homme politique. Selon vous c’est toujours la même chose, on prend les mêmes et on recommence. Un parti remplace un autre au pouvoir dans les mêmes circonstances, tient les mêmes promesses et une fois au pouvoir oublie ses promesses.
Avec LDR/YEESAL je vous propose un autre contrat politique : celui qui consiste à réformer l’homme politique d’abord et à réformer le citoyen ensuite.
Réformer l’homme politique :
J’ai toujours considéré que l’homme politique est un modèle pour le peuple qui lui fait confiance. Le peuple ignore généralement la vérité, le secret des affaires de l’Etat et en faisant confiance à ses dirigeants il les suit. Si les dirigeants sont bons et vertueux le peuple adopte le même comportement. Par contre, si les dirigeants sont mauvais et corrompus par exemple, le peuple aura tendance à les suivre dans leurs tares. Les hommes politiques doivent saisir le sens de leur engagement et prendre conscience de leurs responsabilités, et les assumer pleinement. IL faudrait que le débat soit orienté vers des contradictions et les désaccords politiques de fond : idées contre idées, projets contre projets, visions contre visions… et non un débat stérile sur les personnes ou sur des invectives.
Mesdames, mesdemoiselles messieurs, chers compatriotes :
Durant tout mon engagement politique, j’ai essayé de cultiver l’image d’un homme intègre, digne et honnête, un homme politique qui cultive la pondération et qui s’engage sur le chemin de la vertu. J’ai toujours essayé de faire preuve d’un équilibre entre l’apparence, le désir de faire plaisir à mes concitoyens et l’exigence de vérité et de justice qui constituent une sorte de contrat social auquel je me suis engagé avec vous et pour vous depuis maintenant presque trente ans. J’ai toujours voulu placer mon destin politique entre les mains du peuple souverain. C’est pourquoi je n’ai jamais cherché à exercer un autre métier que celui qui consiste à lier mon sort au verdict populaire. Ma formation universitaire et mes expériences politiques et de gestion de l’Etat me permettent naturellement d’avoir un travail valorisant. Ce n’est pas un scoop si je vous dis, Dieu m’est témoin, que j’ai décliné beaucoup d’offres de travail de grands groupes nationaux et internationaux avec des propositions de salaire faramineuses. Mais j’ai décidé de faire de mon métier celui qui consiste à accepter de donner de mon temps, de mon énergie au service des autres, au service de mon peuple et de mon pays en supportant et en faisant supporter à ma famille tous les désagréments et aléas de la politique donc des risques de la fonction élective. En 2005 par exemple, j’ai été viré d’un gouvernement dont j’ai très largement contribué aux succès électoraux, non pas pour mon manque de résultat mais pour mon éthique et ma fidélité en amitié. Aussi, à la suite d’un mémorandum du 1er juin 2015, nous réformateurs du parti démocratique sénégalais (PDS) signataires dudit mémorandum avons été calomniés, dénigrés, déchus des positions que nous occupions au sein de la direction de ce parti et j’y ai été exclu plus tard. Malgré toutes ces sanctions, privations, brimades et risques j’ai toujours voulu rester et demeurer un homme digne, libre, juste et endurant en vous disant toujours la vérité. J’ai aussi refusé de répondre aux insultes encore moins de prononcer le moindre mot irrespectueux à l’encontre de qui que ce soit y compris mes pires adversaires. Je me suis fixé un devoir d’élégance avec mes anciens compagnons de route car l’adversité n’exclut pas l’élégance. Durant toutes ces épreuves, j’ai placé mon destin entre les mains du peuple souverain et non entre les mains d’un élu fusse-t-il le détenteur d’un pouvoir décrétale. C’est sur ce chemin que je veux continuer à vous servir dans les nouvelles responsabilités qui sont les miennes comme militant et président de LDR/YEESAL.
Mesdames, mesdemoiselles messieurs, très chers compatriotes.
Après avoir plaidé pour la rectitude des hommes politiques, il nous faut un citoyen pleinement acteur des affaires du pays.
Réformer le citoyen sénégalais:
Il nous faut des citoyens bien avertis, bien formés et organisé pour nous rappeler sans cesse à nos devoirs et à nos responsabilités. Le citoyen de demain doit être plus responsable et responsabilisé, plus informé, plus associé dans la gestion des choses de la cité. Je pense que nous, hommes politiques, n’agirons pas de la même manière avec des citoyens acteurs qu’avec des citoyens simplement électeurs sans plus. Les hommes politiques se sont pour la plupart du temps intéressés au peuple pour son vote, son pouvoir de faire d’eux des élus. Nous avons échoué en passant qu’il n’appartient qu’aux seuls hommes politiques de s’occuper de la chose publique. Si nous voulons une politique au service de tous et de chacun, c’est à tous et à chacun de travailler à définir et organiser les politiques publiques. Nous voulons un citoyen acteur, pas un citoyen à qui on imposerait tout. Nous ne voulons plus de ce citoyen qu’on ne vient voir que pour lui imposer un programme ou un projet clé en main. C’est pour cela, qu’au cours de nos déplacements à travers le pays, nous vous avons donné la parole, nous vous avons écouté et nous vous avons compris. Nous n’attendrons pas les campagnes électorales pour venir vous voir avec un cortège de promesses et des billets de banque juste pour obtenir vos suffrages et disparaître ensuite.
Non vous n’êtes pas des cartes d’électeurs mais des citoyens acteurs du développement de notre pays, alors prenez la place qui vous revient de droit.
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