Législatives 2017 : le report n’est pas à exclure, selon le ministre de l’Intérieur
Rétropédalage du gouvernement sur le respect du calendrier républicain ? En tout cas le ministre de l’Intérieur n’assure pas et ne réaffirme pas que les élections législatives vont se tenir le 2 juillet 2017, comme retenu lors de la rencontre entre le chef de l’Etat et Manko wattu Senegaal. A l’Assemblée nationale hier, dans le cadre de l’examen du projet de loi 44/2016 portant Code électoral et du projet de loi 45/2016 portant refonte partielle des listes électorales, Abdoulaye Daouda Diallo a renvoyé la balle à la classe politique et, en dernier ressort, au président de la République, renseigne le Quotidien. Par conséquent, poursuit mon confrère, le ministre laisse clairement entendre qu’un report des Législatives n’est pas à exclure. «Si l’on se rend compte que le mandat de l’actuelle Législature prend fin le 30 juillet, les dates possibles devaient se trouver entre le 30 mai et le 10 juillet. Les dates ont été discutées à ce niveau. Je crois que le président de la République est en train de voir pour avoir la meilleure date. Maintenant, s’il n’y pas une préoccupation d’ordre politique, il appartient à la classe politique et au président de la République de pouvoir discuter de cette question et, en conséquence, trouver la bonne décision», déclare M. Diallo, cité pas le journal. En effet, le Code électoral, dans son article LO.150, dispose que «sauf cas de dissolution, les élections générales ont lieu entre les soixante (60) jours et les vingt (20) jours qui précédent l’expiration des pouvoirs de l’Assemblée nationale». En présumant que les élections se tiendront le 2 juillet, la campagne électorale va donc se faire au mois de ramadan. Ce que beaucoup de députés ont désapprouvé, estimant que le mandat de l’actuelle législature doit être prorogé.
Moussa Camara (source le quotidien)