Les législatives prochaines du 30 juillet risquent-si le président de l’APR tarde à résoudre, d’autorité, le CHAOS qui, de péripéties récurrentes, minent l’APR-de se dérouler dans une conjoncture extrêmement tendue (Cheickh Sadibou Diallo)

20 - Février - 2017

«Etre un homme, c’est savoir qu’il y a en nous de l’espace, une infinie pureté et en même temps de la matière, du corps. Et c’est dans cette acceptation que, peut-être, pouvons-nous sortir de l’angoisse, de la culpabilité et de la violence… (Jean-Yves Leloup- Philosophe français).
Les violences persistantes et ininterrompues qui minent ce juvénile parti politique l’Alliance Pour la République (APR) - créée, de manière impromptue,en décembre 2008, pour aller à la rencontre des Sénégalais : conquête brillamment couronnée par l’accession de son leader républicain à la Magistrature suprême -, sont intolérables.Les violences qui se perpétuent, dans la plupart des localités du pays,sont extrêmement nuisibles à l’image de ce que peut incarner un inédit parti auréolé, pour sa première tentative,d’autant de suffrages des Sénégalais (65,80%).Saisissant l’opportunité qui m’est offerte,mon engagement loyal m’enjoint à lier à la majorité silencieuse de nos valeureux militants, pour dénoncer ces explosions de colère qui engendrent les brutalités et polluent l’atmosphère politique. Ces querelles intestines de bas étages dont font montre des responsables de haut rangdu parti qui, par leur carence de mener à bien les responsabilités qui leur sont confiées, se donnent en spectacle dans la plupart des localités du pays, avant de sillonner le Sénégal pour une campagne déguisée. C’est une opération déplorable qui porte atteinte à l’image de la plus moderne formation politique que les Sénégalais, dans leur immense majorité, ont porté au zénith,pour présider aux destinées du Sénégal.
J’ai encore en réminiscence les vœux du BOSS de procéder à de sévères sanctions, contre les instigateurs des guerres de positionnement et autres crises de leadership, qui minent certaines structures du parti. Présidant l’ouverture de la 5ème édition de l’Université de la Cojer,qui s’était déroulée le samedi 3 décembre 2016 à Saly Portudal il a très fermement, condamné le comportement de certains jeunes militants du parti qui ont tenté de perturber la rencontre… Dans une longue allocution, où il a sévèrement mis en garde les instigateurs du désordre dans les rangs de l’Apr.«Je souhaite qu’on arrête ces comportements. Ce parti a été créé dans la douleur et dans l’engagement des hommes, des femmes et des jeunes qui ont voulu défendre les valeurs de la République et protéger la démocratie de ce pays», a fermement affirmé le patron des républicains.Selon lui, il n’est pas question que des comportements qui vont nous ramener en arrière gagnent du terrain au sein du parti», a-t-il martelé à l’endroit des jeunes et autres responsables présents dans la salle. La violence, l’insolence, l’insouciance seront combattues, férocement, et je mettrai les dispositions qu’il faut pour que tout responsable, jeune ou adulte qui travaille à faire reculer le parti, soit sévèrement puni et sanctionné»,
Au cours de cette cérémonie, le Président de l’Alliance Pour la République, ne s’est pas seulement contenté de siffler la fin de la récréation des querelles de leadership et autres luttes de positionnement dans les rangs de sa formation politique. En effet, après avoir promis des «sanctions sévères contre tous les responsables, jeunes ou adultes qui travaillent à faire perdre le parti», il a notamment précisé sur un ton ferme : «Le moment n’est pas venu de dire qu’on va renouveler telle ou telle structure. Aucune structure du parti ne sera renouvelée jusqu’en 2019. Ce n’est pas à vous d’organiser des rencontres qui finissent dans la violence. Il faut que ce soit très clair ! Ailleurs dans le parti, ce n’est pas aux autres responsables de changer les positions qui ont été données et c’est valable aussi dans la diaspora».
Le Président des Républicains clôt ainsi le débat, et invite promptement les jeunes de son parti à taire les querelles et autres détails inutiles et de se consacrer à la très bonne marche du parti. Aujourd’hui, l’urgence est dans la mobilisation collective et individuelle des militants et responsables du parti.A ce propos, le patron des républicains a requis la jeunesse, les responsables du parti et à tous les niveaux : qu’ils soient ministres, députés, conseillers au sein du CESE, conseillers au niveau du HCCT, pour encadrer les militants et les citoyens dans les inscriptions sur les listes électorales, en vue des prochaines élections législatives. S’exprimant lors d’une rencontre avec la communauté sénégalaise vivant en Gambie, le Président de la République n’a pas caché son agréable souhait de disposer «d’une forte majorité à l’Assemblée nationale». Devant des responsables politiques locaux,il a invité à s’investir davantage, appelé à plus d’unité et de cohésion entre les membres de l’APR, ceux de la coalition présidentielle BBY et les leaders de mouvements de soutien favorables à la majorité présidentielle, pour remporter les prochaines élections législatives. Car, « sans majorité à l’Assemblée nationale», s’est-t-il sciemment interrogé, «comment peut-on gouverner le pays» ?
Pour clore ma réflexion sur ce problème malaisé de la violence, qui estampille l’APR depuis cinq années, il n’est certes pas inutile de rappeler que ce jeune parti politique, engendré dans l’affliction et plébiscité par l’immense majorité du peuple en 2012, n’en finit pas de faire les choux gras des médias. Par les violents affrontements de certains jeunes de la COJER/Sénégal qui, de nouveau, ont éclaté samedi 11 février dernier à Ndagane Sambou, alors que les vidéos-souvenirs de leurs brutalités passées, spécialement à la permanence du parti, il y a quelques mois, persistent de heurter. La condamnation de telles actions de violences est unanime… Seules l’application des punitions et sanctions sévères énoncées, pour restaurer l’impunité dont les coupables ont bénéficié jusque deçà, peuvent venir à bout de tant de violences excessives et persistantes qui, à la longue, finissent par jeter le discrédit sur la majorité des militants, ternissent et obscurcissent l’image du parti.


Son Excellence Monsieur Cheickh Sadibou DIALLO
Conseiller Spécial du Président de l’APR
Administrateur de la DSE APR France

 

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