MACKY SALL A L’ONU : LE SENEGAL AU RENDEZ-VOUS DE L’HISTOIRE, L’AFRIQUE AU CŒUR DU MONDE
Macky Sall à l’ONU : le Sénégal au rendez-vous de l’Histoire, l’Afrique au cœur du monde
Dans un contexte de fragmentation géopolitique et de crise du multilatéralisme, la possible candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies ouvre un débat stratégique pour le Sénégal et pour l’Afrique. L’heure est venue pour le continent d’assumer un leadership mondial.
L’Histoire africaine est jalonnée de figures qui ont refusé la marginalisation du continent dans la marche du monde. De Kwame Nkrumah à Léopold Sédar Senghor, de Julius Nyerere à Thomas Sankara, une même conviction animait ces leaders : l’Afrique ne doit pas subir l’ordre international, elle doit contribuer à le façonner.
Aujourd’hui, la possible candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) s’inscrit dans cette continuité historique. Elle dépasse la trajectoire d’un homme. Elle touche à la place du Sénégal et de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.
Lorsque Kwame Nkrumah appelait à l’unité politique du continent, il ne s’agissait pas d’un slogan, mais d’une stratégie d’émancipation. Lorsque Léopold Sédar Senghor plaidait pour une “civilisation de l’universel”, il affirmait que l’Afrique avait une contribution originale à apporter au monde. Lorsque Julius Nyerere défendait la solidarité africaine, il posait les bases d’une diplomatie fondée sur la dignité.
Ces idéaux ont nourri la création de l’Organisation de l’unité africaine, devenue l’Union africaine. Ils ont forgé une conscience politique continentale.
Soutenir la candidature d’un ancien chef d’État sénégalais à la tête de l’ONU, c’est prolonger cette ambition : faire entendre une voix africaine forte au cœur des institutions mondiales.
Le monde traverse une crise structurelle du multilatéralisme. Les mécanismes hérités de 1945 ne reflètent plus l’équilibre réel des puissances. Le Conseil de sécurité demeure figé. Le système financier international continue de pénaliser les pays africains à travers l’endettement, la vulnérabilité climatique et l’accès inéquitable aux capitaux.
L’Afrique ne réclame pas des privilèges. Elle réclame une réforme équitable.
Durant son mandat et notamment à la tête de l’Union africaine en 2022, Macky Sall a porté la voix du continent sur la restructuration de la dette, la sécurité alimentaire et l’accès aux financements climatiques. Il a dialogué avec Washington, Bruxelles, Pékin, Moscou, les pays du Golfe,... sans jamais rompre l’ancrage africain.
Cette diplomatie d’équilibre est aujourd’hui une nécessité stratégique.
Le Sénégal est jadis respecté pour sa tradition démocratique et sa culture du dialogue. Héritier de Senghor, notre pays a toujours su conjuguer ouverture internationale et enracinement africain. Sous la présidence de Macky Sall, des infrastructures majeures ont vu le jour, l’économie s’est modernisée, et le pays s’est affirmé comme un pôle de stabilité en Afrique de l’Ouest.
Le Sénégal n’est pas une puissance hégémonique. Il est une puissance de médiation. Et dans un monde fracturé, la médiation vaut parfois plus que la domination.
Depuis la France, la diaspora sénégalaise mesure l’importance du rayonnement international de notre pays. Nous savons combien l’influence diplomatique ouvre des opportunités économiques, culturelles et stratégiques.
Voir un ancien Président sénégalais accéder au secrétariat général de l’ONU serait une fierté nationale, mais aussi un signal fort : l’Afrique est prête à assumer des responsabilités globales dans un contexte de crise grave.
Ce serait une victoire pour le Sénégal, mais aussi pour l’ensemble du continent.
Une responsabilité historique
En tant que militant de l’Alliance pour la République, j’aurais naturellement souhaité voir Macky Sall continuer à servir directement le Sénégal dans les échéances futures. Mais l’Histoire impose parfois de penser au-delà des frontières.
Le véritable patriotisme consiste à comprendre que l’élévation d’un fils du Sénégal à la tête de l’ONU renforcerait durablement l’influence de notre nation et de l’Afrique.
L’heure est venue de transformer l’idéal panafricain en responsabilité institutionnelle mondiale.
L’heure est venue de faire entrer l’Afrique au centre des décisions globales.
L’heure est venue pour le Sénégal d’être au rendez-vous de l’Histoire.
Amadou Diallo
Ancien Consul général du Sénégal à Paris,
Coordonnateur de l’Alliance pour la République (APR) en France