MACKY SALL BIENTÔT DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE ?

17 - Octobre - 2025

Le climat politique et institutionnel du Sénégal s’électrise autour d’une double actualité majeure : la reconnaissance par le Fonds monétaire international (FMI) d’une dette dissimulée héritée du précédent régime et l’avancée d’une procédure de mise en accusation visant l’ancien président Macky Sall devant la Haute Cour de justice (HCJ).

En marge des Réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Washington, la Directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva, a salué la transparence du gouvernement actuel, dirigé par le Président de la République Bassirou Diomaye Faye.

« Il s’agissait d’une dette dissimulée, et elles ont eu le courage de la révéler », a-t-elle déclaré, évoquant la décision des autorités sénégalaises de dévoiler des engagements financiers restés hors des statistiques officielles.

Cette reconnaissance internationale conforte la posture de l’exécutif sénégalais, décidé à faire la lumière sur la gestion financière du passé. À Dakar, l’Assemblée nationale s’apprête à examiner un projet de résolution de mise en accusation de l’ancien chef de l’État.

Selon Jeune Afrique, le président du groupe parlementaire PASTEF, Ayib Daffé, a confirmé la progression du processus :

« Le projet de résolution a été déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale. Normalement, il devra être examiné au cours de cette session. Il faut rappeler que, conformément au règlement intérieur, toute résolution doit d’abord franchir l’étape de la recevabilité avant d’être soumise à la plénière », a-t-il déclaré dans les colonnes du magazine.

Cette précision souligne la rigueur institutionnelle de la démarche : la Commission des lois et le Bureau de l’Assemblée nationale devront d’abord statuer sur la recevabilité du texte. Ce n’est qu’après cette étape qu’une éventuelle mise en accusation pourrait être soumise au vote des députés, ouvrant la voie à un procès devant la HCJ, compétente pour juger les anciens présidents et ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Si la qualification juridique des faits n’a pas encore été dévoilée, plusieurs observateurs établissent un lien entre les irrégularités budgétaires présumées et la dette non déclarée aujourd’hui reconnue par le FMI.

Entre transparence économique et responsabilité politique, le Sénégal entre ainsi dans une phase charnière où la reddition des comptes devient un impératif national autant qu’un signal fort à la communauté internationale.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

26 - Août - 2026

Fonds spéciaux : Kiiraay accuse Pastef d’avoir dépensé 3,7 milliards du Compte Jamm « sans justification »

Le mouvement Kiiraay – Les Patriotes Républicains est reparti à l’offensive contre Pastef sur le dossier des fonds spéciaux. Le parti accuse le Premier ministre...

26 - Août - 2026

Censure de la loi sur les fonds spéciaux : les motifs de la décision du Conseil constitutionnel

Dans sa décision n° 6/C/2026 rendue le 9 juillet 2026, le Conseil constitutionnel a appuyé la censure de la loi n° 18/2026 adoptée par l'Assemblée nationale sur...

26 - Août - 2026

Gamou : Serigne Moustapha Sy donne les raisons de son refus de recevoir Sonko

C’est un Serigne Moustapha Sy incisif et visiblement très irrité qui s’est adressé aux fidèles lors de la célébration du Mawlid au Champ des...

26 - Août - 2026

DPG : Le PM Al Aminou Lo face aux députés le 1er septembre 2026

Le Premier ministre Ahmadou Al Amine Mohamed Lô prononcera sa Déclaration de politique générale (DPG) le 1er septembre 2026 devant l’Assemblée nationale,...

26 - Août - 2026

UNE ASSEMBLEE NATIONALE QUI BAT LE RECORD DU « GATSA-GATSA » DES IRRECEVABILITES

Honte à vous ! À vous entendre, certains députés ne savent même pas proposer une loi conforme à la Constitution. Le président Diomaye Faye...