Mody Niang: "« Le TER du président-politicien est un mauvais choix, un gâchis"
Réagissant au discours de Macky Sall à la veille du 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal, Mody Niang a affirmé, dans une tribune, que l’achat de TER par le président de la République « est un scandale, un scandale gravissime dont nous allons payer les sottes conséquences pendant de longues années ».
Pour l’analyste politique les nombreux « milliards engloutis dans ce TER incertain pourraient (…) désenclaver la Région naturelle de Ziguinchor par le train qui transporterait voyageurs et marchandises diverses (fruits, produits de la mer et de l"agro-industrie, bois, charbon, riz, etc). Ce train ferait de la Casamance un pôle de développement prospère qui donnerait du travail à toutes ses filles et à tous ses fils ».
« Le TER du président-politicien est donc un mauvais choix, un gâchis dont le seul objectif est de frapper l'imagination des populations aux environs de janvier 2019, le même objectif que s'étaient assigné Wade-père et Wade-fils, quand ils construisaient ce fameux tunnel de Soumbédioune », a-t-il ajouté plus loin.
D’après lui, des « investissements politiciens, calculés, notre président-politicien en raffole. Pour prendre un autre exemple, 60 milliards - sans doute plus - ont été engloutis dans la construction du Centre de Conférences internationales Abdou Diouf de Diamniadio. Les travaux ont été confiés aux Turcs. C'était pour accueillir la conférence de l'Organisation internationale de la Francophonie qui pouvait bien être accueillie par l'Hôtel King Fahd, qui en a accueilli de bien plus grandes. Rien ne pressait donc, rien ne justifiait la construction de ce Centre ».
« Combien de forages, d'écoles, de centres de santé pouvait-on construire avec autant de milliards ? Combien de villages pouvait-on doter d'énergie électrique ? Le pauvre contribuable s'interroge encore sur les 19 milliards (déclarés) investis dans la ''réhabilitation'' du Building administratif confiée à un ''vendeur de carreaux'', qui ''a eu l'intelligence de nouer un partenariat avec des Italiens'', nous a-t-on jeté à la figure », a-t-il déploré.
Moussa Camara