PARIS: LA "DEFENSE" DE MOUSSA BOCAR THIAM SE MOBILISE
Des ressortissants de Ourossogui en France, et des responsables de l’APR se sont mobilisés pour soutenir l’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Moussa Bocar Thiam, récemment renvoyé devant la Haute cour de justice. En conférence de presse, hier, à Paris, ils ont appelé les autorités à faire preuve de responsabilité dans la gestion de ce dossier judiciaire.
L’Assemblée nationale a adopté, vendredi 27 février, la résolution portant mise en accusation de l’ancien ministre devant la Haute Cour de Justice.
Les poursuites visent la concession d’exploitation du Parc des Technologies numériques du Sénégal (« Sénégal Connect Park ») accordée en mars 2024 à la société Ewan Assets pour vingt ans, moyennant une redevance de 15 millions d’euros. Le versement d’un tiers de cette somme, soit 5 millions d’euros, sur le compte de Sénégal Connect aurait été utilisé, selon le rapport de la commission, pour financer des travaux à réaliser par les sociétés Romou Sasu et Sortracorp-Sas en vue d’une visite présidentielle.
Les investigations mettent en évidence des anomalies, notamment l’absence de la plateforme facturée 901 355 000 F CFA, et révèlent des indices de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux et d’association de malfaiteurs, portant sur un montant total de 1 476 482 766 F CFA.
Mais pour les conférenciers, ces accusations sont fallacieuses. L’objectif des gouvernants est purement politique : instrumentaliser la justice pour neutraliser des adversaires politiques dans la région de Matam, en l’occurrence Moussa Bocar Thiam et Farba Ngom, deux figures politiques de premier plan dans la zone.
« Nous sommes réunis aujourd’hui pour dénoncer avec fermeté, la procédure de mise en accusation engagée contre Moussa Bocar Thiam », a martelé Amadou Diallo, le coordinateur de APR/France. Comme lui, tous les autres intervenants ont dénoncé les poursuites contre l’ancien ministre.
CSS