Parlement de la CEDEAO: Moustapha Cisse Lo salue l'adoption et la signature de l'Acte additionnel par les chefs d'Etat et de Gouvernement
Le Parlement de la CEDEAO a ouvert, aujourd'hui vendredi 10 février 2016 à Abuja, sa première Session extraordinaire de l'année 2017, en présence de Moustapha Cissé Lô, Président du Parlement de la CEDEAO.
Dans son discours d'ouverture, le Président Moustapha Cissé Lô a salué, au nom du Parlement, l'adoption et la signature de l'Acte additionnel par les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO. Cet Acte additionnel renforce les pouvoirs du Parlement de la Communauté. Désormais, les Parlementaires de la CEDEAO seront sollicités pour donner des avis simples, des avis conformes et des avis contraignants selon les domaines de compétence du Parlement. Ils pourront également donner leur avis sur le Budget de la CEDEAO.
Poursuivant son discours, Monsieur Moustapha Cissé Lô dira que cet Acte additionnel impose alors le défi de repenser l'organisation interne du Parlement, sa disponibilité, son engagement à pousser plus loin la démocratie avec comme guide son Plan stratégique.
Le Président du Parlement de la Communauté a exhorté ses collègues à mériter et à consolider cet acquis, et à oeuvrer plus profondément dans l'amélioration de la démocratie au sein de la CEDEAO.
Évoquant l'actualité dans la sous-région, Moustapha Cissé Lô a magnifié la bonne tenue des élections au Ghana et en Côte d'Ivoire. Il a également salué la fermeté de la CEDEAO, soutenue par l'Union Afrique, l'Onu et la communauté internationale, dans le rétablissement des droits du nouveau Président de la République de Gambie, Adama Barrow, démocratement élu. Par la même occasion, il a remercié les Chefs d'Etat de la CEDEAO et l'ensemble des médiateurs qui ont permis le départ du Président Yayha Jammeh du pouvoir, mettant fin à six semaines de crise.
Prenant la parole, le Vice-Président de la Commission de la CEDEAO, représentant Marcel Alain de Souza, a présenté les défis auxquels est confrontée l'organisation sous-régionale. Il s'agit notamment de la rationalisation des charges liées au fonctionnement des institutions, du parachèvement de la réforme institutionnelle et de la matérialisation de la Vision 2020 d'une CEDEAO des Peuples.
Revenant sur la crise post-électorale en Gambie, le Vice-Président de la Commission de la CEDEAO, Edouard Singathe, dira, après avoir salué les efforts de l'ensemble des médiateurs, que la crise en Gambie démontre la pertinence du renforcement des prérogatives du Parlement de la Communauté et souligne combien est important le rôle que les parlementaires jouent en qualités de gardiens des normes démocratiques et de bonne gouvernance, d'agents de consolidation de la démocratie.
Il a également indiqué que les nombreux défis politiques, socio-économiques, sécuritaires auxquels la CEDEAO est confrontée, poussent la Commission et le Parlement de la Communauté à travailler en étroite collaboration, à conjuguer leurs efforts, à coordonner et à harmoniser leurs actions et à mutualiser leurs moyens afin de réaliser l'idéal de transformer la CEDEAO des Etats en une CEDEAO des Peuples conformément à la Vision 2020, une CEDEAO orientée vers le développement économique et social, la consolidation de la démmocratie et de l'Etat de droit, et le respect des droits de l'homme.
Pour rappel, les travaux de la Session extraordinaire se pousuivent jusqu'au 15 février.