Présidence de la Commission de l’Union africaine : le professeur Abdoulaye Bathily avait en face de lui un remarquable compétiteur (Son Excellence Monsieur CHEICKH SADIBOU DIALLO)
« C’est la vie, la concurrence ! Détruire la concurrence, la compétition, le challenge, c’est tuer l’intelligence ! (De Marc Vienot - le nouvel économiste)
Le Conseiller Spécial du Président de l’Alliance pour la République APR/France, considère que l’éminent Professeur Abdoulaye Bathily demeure le candidat qui disposait le meilleur potentiel pour dirigerla Commission de l’Union africaine. Néanmoins, le Sénégal a eu à faire face à un consistant concurrent. Comme l’explicite notre brillant économiste Moubarak Lo, l’élection du Président de l’Exécutif de l’UA a été une inattendue compétition, dans laquelle les jeux étaient ouverts car chaque prétendant y est allé avec «l’esprit gagnant». C’est dire que la bataille n’était pas chose aisée. Cependant, il fallait bien qu’il y ait un vainqueur ! Les Etats membres ont choisi le candidat officiel du Tchad ! Il faut savoir, particulièrement, dans ce cas d’espèce, accepter avec fair-play, la défaite et féliciter, comme l’a opéré avec élégance le candidat sénégalais le Professeur Bathily, à l’endroit de son conquérant et heureux élu.
D’une redoutable malhonnêteté intellectuelle, l’Opposition qualifie l’élimination du candidat officiel du Sénégal à la présidence de la Commission de l’Union Africaine, comme un «échec personnel et retentissant du Président de la République», qu’il invite à «revoir les orientations et stratèges de la diplomatie sénégalaise ainsi que la qualité de ses ressources humaines, largement entamée tout au long de ces dernières années».Quelle ahurissante mauvaise foi ! Seul, jusqu’ici, le Sénégal parmi tous les pays africains, peut se targuer d’avoir fait élire un de ses fils à la Direction générale de l’Unesco (Amadou Makhtar Mbow) et un autre à la tête de la FAO (Jacques Diouf). Sans omettre le successeur de Senghor qui a dirigé l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pendant plus d’une décennie (Abdou Diouf). Il faut y ajouter l’élection du magistrat Kéba Mbaye à la Cour internationale de Justice de la Haye (CIJ). «Ce n’est pas parce qu’un candidat n’a pas été retenu dans une élection, que cela remet en cause les acquis de notre politique avec l’international». Le dynamisme et les succès de notre diplomatie sont les fruits d’un renouveau et d’un leadership incontestables incarnés par le Président de la République, qui met en exergue le «savoir-faire diplomatique sénégalais».Cette allégation négative de l’Antithèse regroupée au sein de «Mankoo wattou» n’a qu’un seul objectif :ternir l’image de Président Macky Sall, dont ils n’ont pas encore digéré de les avoir dépossédés du pouvoir.«C’est le comble de l’inculture politique, c’est surtout l’expression concentrée de l’aigreur et de la rancune tenace». (MC. Hamidou Kassé)
Candidat officiel du Tchad, concurrent redoutable, face à l’émérite Professeur Bathily. Moussa Faki Mahamat, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale de son pays de 2008 à 2016. Il a également servi au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine ainsi que dans les instances des Nations Unies, en tant que Chef de la diplomatie tchadienne. C’est un ingénieux challengeur qui a finalement remporté le poste tant convoité. C’est indéniable que le Sénégal avait un brillant candidat, en la personne de renom du Professeur Bathily, mais celui qui est élu était autant un incroyable compétiteur. J’ai l’évidence que l’heureux récipiendaire de l’Exécutif de l’Union africaine, sera à la hauteur de son éminente mission, pour transformer l’espoir que tout un Continent a placé en lui.Parce que l’Afrique a véritablement besoin d’avoir une Commission de l’Union Africaine forte et respectée dans le monde; d’où un convenable héritage historique de l’action favorable menée par tous ceux qui l’ont précédé, depuis sa création (l’OUA en 1963) et remplacée par (l’UA en 2002).Souhaitons sincèrement bonne chance au nouvel élu Moussa Faki Mahamat, accompagné de nos meilleurs vœux de succès dans l’accomplissement de son importante mission.
Pour parachever ma réflexion, il convient d’affirmer que nous aurions profondément souhaité que le candidat officiel du Sénégal le Professeur Abdoulaye Bathily soit élu à la tête de la Commission de l’Union africaine. Contre toute attente, cela n’a pas été le cas ! Alors «tournons la page», en dépit de tout et contre tout, comme nous l’a recommandé avec bienveillance le Président Macky Sall.Ce qui me paraît être d’une importance indispensable, c’est de faire en sorte que l’Afrique soit révérée et honorée dans le concert des nations, que l’Union africaine s’améliore au plan économique mais aussi que les chantiers d’intégration politique progressent. Ayons constamment à l’esprit que le but final de l’Union africaine, c’est d’édifier les Etats-Unis d’Afrique, pour les générations futures. C’est une tâche de très longue haleine, ce sont aussides chantiers de très long terme.
Son Excellence Monsieur Cheickh Sadibou DIALLO
Conseiller Spécial du Président de l’APR
Administrateur de la DSE APR France