PS: Barthélémy Dias veut succéder à Tanor
Le Parti socialiste (Ps) va vers un congrès mouvementé en juin 2018. Barthelemy Dias a annoncé la couleur. Le maire socialiste de Mermoz-Sacré Coeur a annoncé hier, de Paris où il séjourne, sa candidature pour succéder à Ousmane Tanor Dieng à la tête du Ps. A l’en croire, c’est une candidature de principe et d’éthique parce qu’il nourrit des ambitions pour le pays. Le responsable socialiste de Dakar renseigne que le mandat de Ousmane Tanor Dieng prend fin en 2018. Il répète à qui veut l’entendre que le Ps aura bien un candidat à la prochaine présidentielle. Il demande aux responsables du parti de lancer le renouvellement des instances en perspective du congrès de juin prochain. Le responsable socialiste appelle ses camarades à l’unité et leur tend la main. A l’en croire, cette unité s’impose au vu des frustrations suscitées par le remaniement du gouvernement. Son appel s’adresse surtout aux responsables de Dakar qui sont très déçus à ses yeux, pour avoir été zappés du gouvernement. Barthelemy Dias leur demande d’ouvrir les yeux et de savoir que Bby est un «bal d’escrocs» et que Macky Sall est rusé. Selon M. Dias, le Ps ne pouvait pas avoir plus de ministres dans le gouvernement parce que Macky Sall sait en réalité qu’ils n’ont pas gagné à Dakar qui appartient à Khalifa Sall.
Candidature de Khalifa Sall
Le maire de Mermoz Sacré a dénoncé aussi la détention de Khalifa Sall qui a bouclé 6 mois en prison. Aujourd’hui pour lui, le maire de Dakar est un otage politique parce qu’il est victime d’un abus de pouvoir. Barth trouve paradoxal qu’on lui ait accordé en 2012 la liberté provisoire après son investiture sur les listes électorales pour les législatives et qu’on refuse cela à Khalifa Sall. Raison pour laquelle, il demande aux magistrats de revoir le dossier. En tout cas, il prévient qu’ils n’accepteront pas que le Président Macky Sall s’appuie sur des magistrats pour écarter Khalifa Sall de la course à la présidentielle de 2019. Il avertit que cet abus de pouvoir ne passera pas et qu’ils sont prêts à y laisser leur vie. Barthelemy Dias invite ainsi les magistrats à se référer au juge Kéba Mbaye et à dire le droit.
Source L'As