Revue de presse : Macron/Le Pen à la une des quotidiens
Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés pour le second tour de la présidentielle qui aura lieu le 7 mai prochain. Les quotidiens de ce matin sont largement revenus sur le premier qui a eu lieu dimanche 23 avril.
« La sensation Macron », titre Le Parisien ; « A une marche de l’Elysée », pour Libération. Certains quotidiens sont manifestement tombés sous le charme d’Emmanuel Macron. Selon Libération, le candidat d’En Marche a réalisé « le plus grand casse de la 5ème République. Inconnu il y a trois ans, étranger au combat social et jamais élu, Emanuel Macron, écrit mon confrère, s’est qualifié dimanche soir pour le second tour de la présidentielle devant Marine Le Pen. Un pari fou en passe de lui ouvrir les portes de l’Elysée, lancé sous les ricanements de la classe politique et bouclé par un coup de fil d’encouragement de Barack Obama... Derrière cette ascension fulgurante, poursuit Libé, une analyse précoce du délabrement du système partisan, une habilité managériale hors du commun et un alignement des planètes jamais vu dans une élection ».
Quant aux Parisien, il estime qu’Emmanuel Macron répond à l’attente de renouveau exprimée par les Français.
Pour Les Echos, la qualification de Macron et Le Pen au second tour est un « grand saut dans l’inconnu" : c’est un "big bang", insiste le quotidien économique. "Ras-le-bol du système, table rase du passé, les électeurs ont choisi de tourner la page de la vie politique française telle qu’elle était structurée depuis le début de la Ve République", écrit-il.
"Macron-Le Pen, c’est la victoire des dynamiteurs", écrit Le Figaro. "
"Quel pays ! s’exclame Laurent Joffrin dans Libération. La France, divisée depuis deux siècles entre droite et gauche, a laissé droite et gauche au bord de la route. Insoumise décidément. La droite a perdu une élection imperdable, c’est de sa faute ; la gauche est éliminée d’entrée, c’est de sa faute.
En tout cas, les Français auront à faire un choix le 7 mai prochain entre deux visions distinctes, selon l’éditorialiste de la Croix.
« Marine Le Pen propose à la France une stratégie de repli et son corollaire de rejets massifs : rejet de l’union européenne et de l’euro, rejet des étrangers présents sur notre sol …
Face à elle, poursuit l’éditorialiste, Emmanuel Macron incarne une forme de continuité si l’on en s’en tient à ce qu’il a dévoilé de ses intentions.. Son offre, soutient-il, s’inscrit dans la poursuite de la politique sociale-libérale de François Hollande, le maintien de l’ancrage de la France en Europe, un assouplissement et une modernisation de la gouvernance économique et politique. »
Cheikh Sidou SYLLA