SUR NOMBREUX LASERS AU STADE : LES EXPLICATIONS D’ALIOU CISSE

02 - Avril - 2022

Le sélectionneur national, Aliou Cissé, s’est prononcé sur l’immixtion des lasers lors du match Sénégal-Egypte, mardi dernier, pour la qualification à la coupe du monde qui se tiendra en novembre au Qatar. « Qui a commencé ? Cela fait sept ans que je suis sélectionneur du Sénégal, je ne peux même pas vous raconter le quart de ce que nous vivons quand nous nous déplaçons sur le continent. Je ne suis pas du genre à pleurnicher, mais il faut voir comment on nous accueille. Il est arrivé que dans certains pays, on ne puisse pas rentrer dans les vestiaires du stade, on a dû attendre sur le parking. On peut tout reprocher au Sénégal, sauf de ne pas avoir de « teranga » [l’hospitalité, en wolof] », a-t-il expliqué dans un entretien avec Le Monde..
Aliou Sall est également revenu sur sa détermination à vouloir gagner la CAN. Une « obsession » pour prendre une « revanche » après la finale perdue par le Sénégal en coupe d’Afrique, en 2002, à cause notamment d’un pénalty qu’il avait raté. « C’était une obsession, une revanche, une affaire personnelle. Le combat d’une vie. Une romance aussi. On l’a gagnée maintenant, je suis enfin en paix. Cette histoire m’a hanté pendant des années. Je sentais que j’étais redevable. Mais aujourd’hui, ce n’est pas une fin en soi. » « Est-ce vrai que vous aviez voulu démissionner après la finale perdue de la CAN en 2019 ? », enchaîne mon confrère. « J’ai songé à démissionner, mais ce n’était pas après cette finale. Heureusement qu’autour de moi, il y a le président de la fédération [Augustin Senghor], qui a toujours cru en moi. J’ai rempli tous les objectifs qu’on m’a assignés : se qualifier au Mondial 2018, atteindre la finale de la CAN 2019, remporter la CAN 2022, se qualifier pour la Coupe du monde au Qatar. Mission accomplie. »
A la question de savoir Comment il fonctionne avec ses joueurs, il a répondu : « Je suis dans l’échange. Rien n’est unilatéral, sinon on ne gagne rien. Nous avons changé de génération. Je suis face à des garçons très connectés, mais qui fonctionnent de façon plus personnelle qu’avant. Pour construire un collectif, je les responsabilise. Je dois aussi beaucoup leur expliquer : les raisons d’un positionnement, d’une tactique… A notre époque, un entraîneur te disait de faire quatre tours de terrain, tu fermais ta gueule. Les garçons d’aujourd’hui ont une bien plus grande science du football que nous à leur âge. »

 

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