Véhicules des députés : « Rien à cacher », El Malick Ndiaye défie les spéculations

01 - Juillet - 2025

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a apporté lundi sur les antennes de la RTS des clarifications sur la procédure d’acquisition de véhicules pour les députés sénégalais. Selon lui, tout s’est déroulé dans les règles, sous la supervision de la Direction centrale des marchés publics (DCMP).

« Il n’y a rien à cacher », a-t-il lancé, en réponse aux critiques et suspicions qui ont émergé dans l’opinion publique.

Face à la controverse, El Malick Ndiaye a tenu à rappeler la rupture qu’il entend incarner dans la gouvernance parlementaire :

« Des pratiques illégales à l’Assemblée nationale, c’est fini. Ce sont de tristes souvenirs. Je suis affirmatif. »

Le président de l’institution souligne que la gestion administrative obéit désormais aux mêmes règles d’éthique que celles en vigueur dans les structures de l’État.

Sur la question précise des véhicules, il justifie la démarche par un souci d’efficacité :

« Si nous voulons une Assemblée de rupture, il faut des moyens adaptés. La plénière, ce n’est que la partie visible du travail parlementaire. L’obligation de résultat passe d’abord par une obligation de moyens. »

Il rappelle que lors de la précédente législature, les députés avaient acheté des voitures d’occasion qui sont aujourd’hui toutes hors service, ce qui, selon lui, entravait leur travail sur le terrain.

« On a estimé qu’accorder 900 000 francs CFA mensuels en plus du carburant ne répondait plus aux exigences. L’achat direct de véhicules est plus cohérent pour leur permettre de remplir correctement leur mission. »

El Malick Ndiaye assure que l’ensemble de la procédure a été encadré rigoureusement. Une cellule de passation autonome a été mise en place, avec un plan de passation de marché, une commission de réception, et toutes les étapes validées par la DCMP.

« Si la DCMP avait détecté des manœuvres ou des surfacturations, elle n’aurait pas validé. Tous les avis ont été favorables », précise-t-il.

En dernière instance, le président de l’Assemblée nationale appelle à la retenue. « Pour ceux qui spéculent sur ce dossier, je leur demande de patienter. On ne cache rien ici. Tout sera rendu public à la fin de la procédure. »

 

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