Vernon : l’inscription sur les listes électorales se termine en queue de poisson, Amadou Diallo pointé du doigt
Manifestement, les autorités de la juridiction consulaire de Paris sont insensibles aux récriminations de l’opposition, qui multiplie les sorties médiatiques pour dénoncer la façon dont elles conduisent la campagne d’inscription sur les listes électorales. Une attitude qui peut générer des conflits aux conséquences imprévisibles. Le déplacement de la commission à Vernon, mardi 14 février, confirme cette hypothèse. En effet, nombreux parmi les citoyens qui avaient fait le déplacement n’ont pas pu s’inscrire sur les listes électorales, le rendez-vous s’est terminé en queue de poisson, déplorent nos sources.
« Les membres de la commission n’ont pas compris qu’ils travaillent pour le Sénégal et non pour les militants de l’APR », expliquent-elles. En clair, l’équipe que le consulat y avait envoyée faisait la part belle aux militants du parti au pourvoir. Face à cette « discrimination », racontent nos informateurs, certains citoyens ont sonné la révolte. C’est le remue-ménage, des coups de poings pleuvent. Conséquence : les membres de la commission arrêtent les inscriptions. « Je peux vous dire que les gens sont en colère ici. Tu prends ta journée pour pouvoir t’inscrire, mais à cause de l’inconscience et de l’incompétence de certains, les choses tournent au vinaigre », dénonce un informateur.
Ce n’est pas la première fois qu’on accuse le consul général, Amadou Diallo, et son équipe de favoritisme. En janvier, Diaspora plurielle avait publié une tribune intitulée : « la fraude massive continue de plus belle sur Paris ». L’organisation de la société civile, qui a décidé de présenter une liste aux élections législatives, expliquait : « Pendant que les Sénégalais se déplacent au consulat sans pouvoir s’inscrire, sur ordre du Consul de Paris - membre de la DSE de l'APR - et avec la complicité de la DECENA, les inscriptions continuent dans les "fiefs" de la coalition au pouvoir (Mantes, les Mureaux, Trappes, Boulogne, Creil, Beauvais ...).
Aucun contrôle de ces déplacements "sauvages" sans la présence des parties prenantes. »
Lamine Sow