AMY MARA DIEYE : UN MAILLON FAIBLE DU GOUVERNEMENT D’AL AMINE LO

28 - Août - 2026

Tata Yassine Fall est partie, mais Amy Mara Diéye est là, tout aussi théâtrale et parfois risible, notamment lorsqu’elle s’exprime en français. Elle se dit ministre ; il faut donc, semble-t-il, « forcer » le français au pays de Senghor. On imagine mal comment elle défend ses dossiers en Conseil des ministres, face à un président réputé pour son sens de l’écoute. Il est probable que le chef de l’État prenne note de sa communication alambiquée. Une erreur de casting qui pourrait se payer politiquement avant la fin du mandat.
Un gouvernement reflète la qualité des ressources humaines d’un pays. Dans nos démocraties « tropicalisées », tout est possible : un ministère des Lacs et des marigots avait été attribué à l’agité avocat Me El Hadji Diouf, qui s’y est noyé en moins de six mois avant d’être écarté du gouvernement.
En se référant à la pensée gramscienne, cet auteur italien qui a théorisé le rôle parfois pervers de l’élite intellectuelle, tous les diplômés ne remplissent pas la fonction d’intellectuels dans la société certes. Les diplômes peuvent servir de baromètre, mais ils ne sont pas toujours un indicateur fiable du niveau réel d’une personne.

En se remémorant l’ex-ministre des Affaires étrangères, madame Yassine Fall, on se souvient que la République a failli s’effondrer en l’entendant avancer des arguties fondées sur une grammaire qui n’existait que dans son imaginaire. La souffrance de l’écouter était mondiale ; la voir suffisait à susciter le rire, tant son bêtisier sémantique, grammatical et dictionnel était riche.
On pensait en avoir fini avec Yassine Fall, mais une autre figure a été mise en avant sur la scène gouvernementale par Al Amine Lo. Cette fois, il s’agit de madame la ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Amy Mara Diéye. Un ministère aussi important que ses énormités en matière de communication, qui rivalisent avec celles de notre « tata » Yassine Fall. Dans cette compétition où elles excellent toutes deux, elles contribuent à dévaluer notre gouvernement et la République, vitrine de nos ressources humaines que beaucoup de pays voisins nous enviaient.
Reste à savoir sur quels critères celle qui « pêche » davantage en bêtises avec la langue française a été parachutée au gouvernement.

KMNGN

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