Bonne nouvelle pour les opposants : L’offense au Chef de l’État pourrait être supprimée ou modifiée

09 - Juillet - 2024

Le rapport final des Assises de la Justice, récemment soumis au chef de l’État, propose plusieurs recommandations. Parmi elles, une révision du délit d’offense au chef de l’État pour mieux protéger les droits des citoyens. Les participants aux Assises ont souligné que l’article 254 du Code pénal ne définit pas précisément l’infraction, se contentant de décrire les sanctions applicables, informe Senego.

L’offense au chef de l’État, en vigueur au Sénégal, est actuellement régie par l’article 254 du Code pénal. Cette infraction pénale est constituée par des propos ou des actes portant atteinte à l’honneur ou à la considération du Président de la République. Les moyens par lesquels cette offense peut être commise incluent la parole, l’écriture, l’image, le symbole ou tout autre moyen de communication publique, comme précisé dans l’article 248 du même code.

Les sanctions encourues pour cette infraction sont sévères : une peine d’emprisonnement allant de six mois à deux ans et une amende variant de 100 000 à 1 500 000 francs CFA. Ces dispositions visent à protéger la fonction présidentielle et l’institution qu’elle représente, le Président de la République étant perçu comme un symbole de l’État.

Cependant, le manque de précision dans la définition de cette infraction soulève des inquiétudes. Les participants aux Assises de la Justice estiment que cette imprécision peut être source d’abus, conduisant à des détentions arbitraires. Ils suggèrent que l’article 254 soit modifié ou supprimé pour éviter des sanctions disproportionnées et protéger les libertés individuelles.

L’application de cette loi au Sénégal a souvent été critiquée, notamment parce qu’elle est régulièrement utilisée contre des opposants politiques et des journalistes. De nombreux militants et chefs de partis politiques ont été emprisonnés sous cette accusation. Une disposition de la loi prévoit également des sanctions contre toute personne offensant une autorité émanant du chef de l’État, renforçant ainsi les critiques sur son usage.

Les Assises de la Justice recommandent donc une révision de cette loi pour clarifier ses éléments constitutifs et prévenir les abus, une démarche qui pourrait renforcer la protection des droits des citoyens et promouvoir une justice plus équitable.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

07 - Juin - 2026

Premier congrès national du parti PASTEF depuis sa création en 2014

Le parti PASTEF-Les Patriotes (majorité parlementaire) tient son premier congrès national depuis sa création en 2014 à Dakar, pour se donner une nouvelle impulsion dans...

05 - Juin - 2026

Pastef : Comment va se dérouler le congrès

Pastef tient son congrès samedi prochain. Au menu des assises : l’examen des résolutions et des textes d’orientation juridique du parti. L’élection du...

05 - Juin - 2026

Théodoria Sagna, coordonnatrice de la section de PASTEF Vicenza sonne la mobilisation : « Nous restons debout, fidèles et engagés pour 2029 »

La ville de Vicenza, située dans la région de Vénétie au nord de l’Italie, a accueilli le 31 mai 2026 une importante rencontre politique initiée par les...

05 - Juin - 2026

Ministère de l'Energie : Un expert minier démissionne et réaffirme sa fidélité à Sonko

La vague de démissions se poursuit depuis le départ d’Ousmane Sonko de la Primature. Le dernier en date est celui de Samba Tall Sarr, expert minier, qui a annoncé sa...

05 - Juin - 2026

Gouvernement : Le projet Pastef est un échec, selon l'Apr

Le Secrétariat exécutif national (SEN) de l’Alliance pour la République (APR) est monté au créneau pour commenter la situation politique actuelle...