Dette « cachée » : La réplique sèche de Abdourahmane Sarr à Macky Sall

30 - Septembre - 2025

La riposte des nouvelles autorités ne s’est pas fait attendre après la sortie de l’ancien président de la République, Macky Sall sur la question de la dette dite cachée. Alors que l’ancien président jugeait ces accusations presque « absurdes » et « impossibles », le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a tenu à préciser la position du gouvernement, tout en annonçant que le Fonds monétaire international (FMI) apportera des éclaircissements.

Dans une déclaration faite depuis le siège du think tank américain Atlantic Council, à Washington Macky Sall avait balayé les accusations, estimant qu’une dette publique « ne peut pas être dissimulée par définition », rappelant l’implication de la Cour suprême, de la BCEAO et du FMI dans tout processus d’endettement. Il affirmait même que lui, en tant que président de la République, n’avait « jamais été informé d’une quelconque dette cachée ».

En réaction, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr a nuancé cette lecture de l'ancien president de la republique . Selon lui, certains paiements effectués directement à l’étranger échappent au circuit classique de la BCEAO, tout comme certains décaissements extérieurs volontairement omis dans les rapports de déficit. « Ces opérations ne sont pas intégrées dans la dette comptabilisée, même si le remboursement, lui, reste inévitable et connu du Trésor », a-t-il précisé.

Le ministre a également indiqué que le FMI aura à expliquer, lors de son prochain Conseil d’administration, comment des données erronées ont été transmises par le Sénégal et comment le cadrage macroéconomique a pu rester cohérent avant et après leur rectification. Une manière d’insister sur l’existence de failles dans la gestion et la transparence de l’endettement sous le magistère de Macky Sall.

Abdourahmane Sarr a toutefois tenu à rassurer : malgré ces zones d’ombre, la dette du Sénégal demeure soutenable, ce qui a permis au pays d’assurer sans difficulté le service de ses engagements financiers. « C’est d’ailleurs cette soutenabilité qui ramènera le Sénégal sur les marchés », a-t-il souligné.

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