Dette cachée : Ousmane Sonko rejette les solutions de restruction que le FMI veut imposer au Sénégal
Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé, ce jeudi, la position ferme du gouvernement sénégalais contre toute restructuration de la dette publique, estimant que le pays dispose de marges de manœuvre suffisantes pour faire face à ses engagements financiers sans recourir à cette option.
« Le Sénégal ne veut pas d’une restructuration de la dette. Ce n’est pas une position d’Ousmane Sonko, c’est la position officielle de l’État du Sénégal », a déclaré le chef du gouvernement lors d’un point de presse, en marge d’une rencontre avec son homologue mauritanien à Dakar.
Selon lui, cette position est partagée par l’ensemble des autorités concernées, notamment le président de la République et les ministères en charge des Finances et de l’Économie.
« Rien n’a changé entre-temps. Le Sénégal reste sur cette position », a-t-il insisté, réfutant toute ambiguïté sur la ligne gouvernementale.
Reconnaissant les contraintes économiques actuelles, marquées par un niveau d’endettement élevé et un déficit budgétaire important, Ousmane Sonko a toutefois assuré que des solutions alternatives sont à l’étude. « Nous pensons qu’il est possible de sortir de cette situation sans restructuration, à travers des projections réalistes de croissance et de recettes », a-t-il expliqué.
Le Premier ministre a également mis en avant les efforts engagés dans le cadre du plan de redressement économique et social, qui devraient permettre, selon lui, de générer des ressources budgétaires supplémentaires.
« Les mesures que nous mettons en œuvre peuvent rapporter près de 960 milliards de francs CFA au budget, avec une progression attendue à partir de 2027 », a-t-il indiqué.
Tout en excluant la restructuration,
Ousmane Sonko a souligné que le Sénégal continue d’honorer ses engagements, notamment grâce au refinancement de la dette sur le marché régional, et a appelé les partenaires internationaux à accompagner les efforts du pays.
« C’est précisément dans ce genre de situation que des institutions comme le FMI doivent jouer leur rôle », a-t-il enfin indiqué.