Gambie:Des étudiants casamançais écartent l’intervention militaire

17 - Décembre - 2016

La situation postélectorale en Gambie, marquée par l’impasse, malgré la visite de la délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) préoccupe les voisins immédiats du pays frère. Un collectif d’étudiants ressortissants de la Casamance, la partie sud du Sénégal et de la Gambie a exprimé toute son inquiétude face un possible règlement militaire de la crise dans ce dernier pays. Face à la presse hier, vendredi 16 décembre, Mamina Diédhiou, un des responsables dudit collectif et compagnie ont invité les chefs d’Etat de la Cedeao à privilégier le règlement pacifique de la question.
Ils ont, en effet, demandé aux dirigeants, en conclave ce jour, samedi 17 décembre, à Abuja sur la situation postélectorale en Gambie, à favoriser la voie diplomatique pour sortir le pays de Yahya Jammeh de cette crise. Cela, en dépit de l’entêtement du président sortant, Yahya Jammeh, de s’agripper au pouvoir, malgré l’élection de Adama Barrow, le 1er décembre dernier. Pour cause, Mamina Diédhiou, porte-parole de ces jeunes estime que «le défi mondial actuel reste la sécurité, la promotion de la paix et la réconciliation des peuples divisés. Aujourd’hui, face à la menace de la paix mondiale, nous pensons que la situation en
Gambie mérite une analyse profonde et objective». S’expliquant, il pense que «notre pays, le Sénégal, de par sa position géographique particulière avec la Gambie (à l’intérieur) est aujourd’hui interpellé et devra répondre devant l’histoire, face à l’avenir incertain qui se dessine en Gambie et qui peut toucher notre pays et plus particulièrement la partie Sud». Pis, ces jeunes casamançais préviennent que la situation entre ethnies frontalières risque de dégénérer si rien n’est fait le plus vite possible. Ils soutiennent que, «constatant l’inexistence de frontières socioculturelles entre les pays voisins de la Sénégambie, une guerre risque d’entraîner cette partie de l’Afrique de l’Ouest vers un terrible choc». Faisant, par ailleurs, allusion à la crise casamançaise qui n’a que trop duré, Mamina Diédhiou et compagnie disent qu’ils ne veulent «plus vivre le calvaire de l’instabilité dans la région sud en plus de la crise casamançaise». Pour eux, un danger guette la contrée et que tous les moyens, sauf l’intervention militaire, peuventêtre utilisés pour régler cette situation.

Sud quotidien

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