PASTEF FRANCE : LA SANCTION TOMBE POUR SIX HAUTS RESPONSABLES

09 - Juillet - 2026

Alioune Sall, et les membres du Bureau Exécutif de Pastef/France, viennent d’infliger une lourde sanction à six ténors du parti de Sonko dans l’Hexagone : Hamadou Sabaly, responsable titulaire section de Paris ; Ngoné Ndoye Fall, responsable du MOJIP France ; Momar Seydi, responsable titulaire section Pastef Hauts-de- Seine ; Marie Coly, responsable titulaire section Pastef Seine et Marne ; Cheikh Dabo, responsable communication section Pastef Val-de-Marne et Ibrahima Diop, responsable titulaire section Pastef Nice Côte d’Azur.
Concrètement, « le Bureau Exécutif de Pastef France a décidé, à titre conservatoire, au retrait temporaire des groupes WatsApp et plateformes numériques officielles » de ces personnes citées ci-dessus. Aux yeux du Bureau Exécutif de Pastef/France elles sont « identifiées formellement comme initiatrices, porte-parole des groupes « Pastef Refondation » et « Moncap Diaspora Authentique ». La mesure d’exclusion s’expliquerait notamment par la volonté « de prévenir toute confusion, de protéger les informations internes du parti et sécuriser les canaux officiels ».
Aussi, Pastef/France met-il en garde les militants qui seraient tentés de continuer la défiance. Ils seront logés à la même enseigne, d’après le communiqué.
Dans une publication sur Facebook en réaction à la sortie du Bureau Exécutif, Ngoné Ndoye Fall a d’abord tenu à rectifier « une inexactitude figurant dans le communiqué ». Elle est « Responsable du MOJIP France depuis près de cinq ans ». Le communiqué l’a identifiée comme responsable adjointe du MOJIP.
« Depuis des mois, charge-t-elle, ce Bureau exécutif s'est distingué par son soutien systématique au camp Diomaye. Face à la résistance des patriotes demeurés fidèles à la ligne historique du parti, il a choisi la stratégie de la confusion et de la stigmatisation, cherchant à discréditer les voix dissidentes en les présentant comme des perturbateurs, plutôt que de répondre sur le fond aux préoccupations légitimes qu'elles portent. »
La responsable de la structure des femmes de Pastef/France de poursuivre son réquisitoire : « Ne pouvant répondre aux critiques légitimes qui leur sont adressées, ils ont substitué au débat démocratique une logique de pression, de stigmatisation et de répression interne. Communiqués accusateurs, menaces et procédures disciplinaires sont devenus leurs principaux arguments. Mais les militants ne sont pas dupes. Ils savent qui a tenu le parti debout dans l'adversité et qui, aujourd'hui, instrumentalise les structures organisationnelles afin de préserver des privilèges et des positions acquises au détriment des valeurs qui ont fondé notre engagement commun. »
« Pastef Refondation » et « Moncap Diaspora Authentique » multipliaient les sorties pour dénoncer la léthargie dans leur famille politique depuis la nomination de nombreux cadres à des postes de responsabilité, au Sénégal. Pour combler ce « vide », des structures parallèles ont été installées. De plus, Alioune Sall et ses proches sont catalogués comme des partisans encagoulés du président Bassirou Diomaye Faye. Manifestement, Alioune Sall qui est revenu en France depuis son départ du gouvernement est dans une démarche de reconquête du terrain. Pour asseoir son autorité, voire son leadership, il a manifestement décidé de contraindre ses « opposants » à entrer dans le rang. Peut-il y parvenir ?

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