Les Émirats arabes unis quittent l'Opep
Les Émirats arabes unis ont officiellement quitté l'Organisation des pays exportateurs de pétrole vendredi. Un départ inédit pour un poids lourd du cartel, qui pourrait rebattre les cartes de l’équilibre pétrolier mondial.
L'annonce du départ des Émirats arabes unis a été faite le 28 avril, pour une entrée en vigueur vendredi 1er mai. Elle intervient dans un contexte de fortes tensions internes à l'Opep+ sur les quotas de production, mais aussi de crise régionale autour du détroit d'Ormuz, qui perturbe les flux pétroliers et accentue les divergences entre grands producteurs du Golfe. Créée en 1960, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) vise à coordonner les politiques de production de ses membres afin d'influencer les prix du brut.
À court terme, ce départ ne devrait pas provoquer de bouleversement immédiat du marché, le détroit d'Ormuz reste perturbé et les exportations limitées. Mais à moyen terme, les conséquences pourraient être plus significatives. Libérés des quotas, les Émirats pourraient augmenter leur production, injectant davantage de barils sur le marché mondial. Difficile d'imaginer que cette hausse puisse ne pas exercer une pression à la baisse sur les prix du pétrole. Autre conséquence possible : une perte de capacité de régulation pour l'Opep, qui se prive d'un producteur capable d'ajuster rapidement sa production en cas de choc.