Présidentielle en Côte d'Ivoire : la liste définitive des candidats publiée, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam éliminés

09 - Septembre - 2025

Le Conseil constitutionnel ivoirien vient de publier la liste définitive des candidats retenus à l’élection présidentielle du 25 octobre. Cinq candidatures ont été retenues, tandis que celles de Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo ont été rejetées.

La liste définitive comprend les noms du président sortant et candidat à un 4e mandat, Alassane Ouattara ; de Simone Ehivet, l’ex-épouse de Laurent Gbagbo et première dame ; d’Henriette Lagou, une ancienne ministre qui a déjà été candidate en 2015 ; de Jean-Louis Billon, ancien ministre du Commerce et qui est porté par le Congrès démocratique, une coalition de huit partis politiques ; et d’Ahoua Don Mello, militant du PPA-CI, désavoué par son parti, en se présentant comme une « candidature de précaution ». On note donc la présence de deux femmes pour ce scrutin présidentiel.

Chantal Camara, la présidente du Conseil constitutionnel, a abordé un aspect : la recevabilité de chaque candidature. En tout, il y a là 60 dossiers. Plusieurs dossiers ont été jugés irrecevables, car incomplets. Certains candidats ne respectent pas l’âge minimum, fixé à 35 ans, et ont donc été écartés.

Le Conseil constitutionnel a également rejeté les candidatures de Tidjane Thiam et de Laurent Gbagbo. Cette institution a jugé leurs dossiers irrecevables, car « il faut avoir la qualité d’électeur et être régulièrement inscrit sur la liste électorale », a affirmé Chantal Camara, la présidente de cette institution. En effet, Laurent Gbagbo a été radié de la liste électorale depuis 2020, suite à une condamnation par la justice ivoirienne. À cela s’ajoute, « le déficit » de quelque 20 000 parrainages dans son dossier. De son côté, Tidjane Thiam a été radié en juin 2025, suite à des questions administratives. Une décision de justice qui estimait qu’il n’était plus ivoirien au moment de son enrôlement. Le Conseil constitutionnel a rejeté toutes les motions déposées par ces deux partis.

Plus de recours possible

À ce stade, plus aucun recours n’est possible pour eux. En définitive, les deux principaux partis d’opposition, le PDCI et le PPA-CI se retrouvent sans candidat à l’élection présidentielle d’octobre. Ils avaient jusque-là écarté l’option d’un plan B. Les personnalités qui ont affiché leurs ambitions au sein de ces partis ont été retenues : Jean-Louis Billon et d’Ahoua Don Mello. Ce dernier se présente comme une « candidature de précaution », pour dit-il, éviter que son parti le PPA-CI « ne soit le grand absent de la compétition ». À peine sorti du bois, ces deux responsables politiques ont été désavoués par leurs partis, qui les ont déchus de leurs fonctions.

Comme en 2020, plusieurs dossiers ont été recalés en raison de défaillances dans les parrainages. Le Conseil constitutionnel a rejeté des fiches qui comportaient des erreurs sur l’identification des électeurs ou bien des cas de doublons. C’est ce qui explique le rejet des candidatures de l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan. Le Conseil constitutionnel a relevé plusieurs parrainages invalides. Au total, il manque près de 20 000 parrainages pour que son dossier soit jugé recevable. Deux autres candidats indépendants, Antoine Tiémoko Assalé et Vincent Toh Bi Irié ont vu leur dossier rejeté pour le même motif.

"Cela fait beaucoup de peine pour la démocratie dans notre pays." La réaction du député Simon Doho, président du groupe parlementaire du PDCI-RDA à l'Assemblée nationale ivoirienne" Magali Lagrange.

Avec RFI

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