Sénégal : les contrats avec des partenaires étrangers en cours de relecture, selon le président Diomaye Faye

01 - Octobre - 2024

La renégociation ou le réexamen des contrats et accords a été l’une des promesses de campagne du chef de l’Etat en mars.

Le Sénégal a entamé il y a quelques semaines une vaste revue des contrats et accords signés avec des partenaires étrangers, a indiqué dimanche 29 septembre le président Bassirou Diomaye Faye, conformément à l’une de ses promesses électorales.

« Nous avons mis en place depuis bientôt un mois, ou un peu plus, un comité de lecture de l’ensemble des contrats. Ce comité est en train de travailler à faire l’inventaire des conventions et contrats qui ont été signés par le Sénégal », a souligné M. Faye dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al-Jazira.

« Si ces parties [étrangères] n’ont pas respecté les engagements et les obligations que la loi leur impose au Sénégal – ou que les contrats qu’ils ont signés leur imposent – évidemment qu’il va falloir revenir à une plus grande équité et un plus grand équilibre contractuel », a-t-il précisé.

En plus des accords politiques, le Sénégal, pays qui cherche à se développer, a signé des contrats et des accords avec des entreprises ou des partenaires étrangers dans des secteurs capitaux comme le pétrole et le gaz, les mines, les transports, les infrastructures ou la pêche.

Choisir ses partenaires
Le camp du chef de l’Etat a par le passé dénoncé certains de ces accords comme léonins, et la renégociation ou le réexamen a été l’une des promesses de campagne de M. Faye en mars. Il promeut un agenda de rupture et de transformation, souverainiste et social.

Interrogé sur l’attitude vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale française, avec laquelle le Sénégal a conservé des relations fortes, il a refusé de singulariser la France dans l’affirmation de souveraineté. Cette affirmation « ne saurait être identifiée à l’égard d’un seul pays et ce serait très réducteur de penser que ce discours-là était orienté vers une seule puissance et pas envers les autres », a-t-il ajouté.

La langue française « est un héritage culturel, c’est notre langue officielle, nous n’avons pas à le reprocher à la France ni à un autre pays », a-t-il souligné. Il a exprimé la volonté de renforcer les relations avec les pays occidentaux « avec lesquels nous avons des relations traditionnelles et privilégiées », comme avec d’autres partenaires.

Interrogé sur le choix fait par certains pays de la région autrefois proches de la France de se tourner vers la Russie, M. Faye a dit respecter leur souveraineté. « Le Sénégal aussi choisit les pays avec lesquels il coopère et personne ne lui imposera les pays avec lesquels il va coopérer », a-t-il précisé.

Le Monde avec AFP

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

22 - Janvier - 2026

Économie ouest-africaine : le Sénégal et les hydrocarbures tirent la croissance à 6,7 %

Dans un climat international marqué par le ralentissement et le protectionnisme, l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) affiche une santé...

22 - Janvier - 2026

Plan spécial d’investissement 2026-2028 : le Premier ministre Ousmane Sonko pose les bases d’une transformation structurelle de l’économie

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté, ce mercredi 21 janvier 2026, en Conseil des ministres, le Plan spécial d’Investissement et de Financement 2026-2028,...

22 - Janvier - 2026

Dakar : Mercedes Vera Martin, nouvelle cheffe du FMI, rencontre Diomaye pour «définir une feuille de route»

Le Président Bassirou Diomaye Faye a reçu ce mercredi 21 janvier Mercedes Vera Martin, la nouvelle cheffe de mission du Fonds Monétaire International ( FMI) au...

19 - Janvier - 2026

Thiès : L’Unacois salue la suspension des importations d’oignon et de pomme de terre

Aly NDIAYE, vice-président de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS) de Thiès, a applaudi la décision du gouvernement...

16 - Janvier - 2026

Restructuration de la dette : L'économiste Moussa Dia donne raison à Sonko

L’économiste Serigne Moussa Dia est en phase avec le Premier ministre, Ousmane Sonko, dans son refus d’une restructuration de la dette publique, qui se situe à 132% du...