Tabac. Les industriels ciblent les populations vulnérables d’Afrique

12 - Mars - 2018

Les experts de la lutte contre le tabagisme pointent du doigt les pratiques de « marketing agressif » développées par les industriels du tabac. 80 % des décès liés à la consommation active ou passive surviennent dans les pays aux revenus faibles et moyens, notamment en Afrique.

Selon la dernière édition de L’Atlas du tabac, qui compile les données mondiales sur le sujet, la puissante industrie du secteur cible les populations vulnérables en Afrique, Asie et Moyen-Orient, où les régulations visant à limiter la consommation de cigarettes demeurent insuffisantes.

 

L’Afrique particulièrement en danger

Les spécialistes de la lutte anti-tabac estiment ainsi que « l’industrie du tabac vise délibérément les pays laxistes en matière de législation anti-tabac et exploite les gouvernements, les agriculteurs et les populations vulnérables en Afrique ».
Le continent « se situe à un point critique » selon les auteurs de ce document de référence, lancé à l’occasion de la 17e Conférence mondiale « Tabac ou santé » au Cap, en Afrique du Sud, début mars. En Afrique sud-saharienne, la consommation de tabac a ainsi augmenté de 52 % entre 1980 et 2016. Une hausse liée, selon les experts, à la « croissance démographique et au marketing agressif des producteurs de cigarettes ».
Des efforts à amplifier

Plus d’1,1 milliard de personnes fument dans le monde entier et 80 % des décès liés à la consommation active ou passive de tabac surviennent dans les pays aux revenus faibles et moyens. « La proportion de ce fardeau ne va cesser d’augmenter pour les pays africains si les gouvernements ne mettent pas en place des politiques de lutte », met en garde L’Atlas du tabac.
Les mesures prises, notamment à Madagascar, au Burkina Faso, au Kenya, en Afrique du Sud et à Djibouti, sont toutefois saluées.
En 2016, le tabac a causé la mort de 7,1 millions de personnes dans le monde et 884 000 décès étaient liés à la consommation passive.

ouest france

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

22 - Janvier - 2020

ECO ET FCFA, QUATRE MARIAGES ET UN ENTERREMENT (PAR KAKO NUBUKPO)

Pourquoi le Nigeria accepterait-il d’être le prêteur en dernier ressort de la Cedeao, rôle qu’il n’a pas voulu jouer lors de la mise en place de la seconde zone...

20 - Janvier - 2020

OPINION : LA GESTION CALAMITEUSE ET LE BILAN CHAOTIQUE DE CHEIKH KANTE AU PORT DE DAKAR (PAR SEYBANI SOUGOU)

« Il n’y a qu’au Sénégal où des délinquants, mauvais gestionnaires et voleurs de deniers publics épinglés formellement par des organes...

20 - Janvier - 2020

NDONGO SAMBA SYLLA : « POURQUOI LES AFRICAINS N’ONT PAS BESOIN D’UNE MONNAIE UNIQUE »

Pour l’économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla, la réforme du franc CFA en Afrique de l’Ouest, annoncée le 21 décembre 2019 par le...

20 - Janvier - 2020

Coup de Gueule : la ZMAO et les éco-railleries

L’un des plus grands problèmes de notre vieux continent c’est d’être une grande caisse de résonnance constituée d’une jeunesse pléthorique...

18 - Janvier - 2020

LES ENERGIES RENOUVELABLES ET ALTERNATIVES AU SENEGAL (3EME PARTIE)

Le potentiel énergétique dont dispose notre pays avec les énergies renouvelables et alternatives, en dehors du gaz naturel (dont le début la production est prévu...