TRANSPORTS : LA PHASE D’EXPLOITATION DU BRT A EFFECTIVEMENT DEMARRE

15 - Mai - 2024

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye, a procédé, mercredi, à la mise en service progressive du Bus rapid transit (BRT), se félicitant de l’efficacité et de la qualité de service qu’offre ce mode de transport durable et écologique.

Le BRT devrait favoriser, à terme, une “expérience optimale” et une intermodalité avec la ligne du Train express régional (TER).

“Je suis très satisfait de la qualité de service le long du trajet”, a dit le ministre, après avoir voyagé à bord du BRT, de la station de Guédiawaye dans la banlieue dakaroise, à celle de Petersen, au centre-ville.

Accompagné des représentants des partenaires financiers du projet, des autorités administratives et territoriales, Malick Ndiaye a relevé que “cette mise en service marque le début d’une nouvelle ère de mobilité urbaine durable dans la ville de Dakar”. Il a signalé que le lancement du BRT “se fera de manière graduelle”.

Le ministre des Infrastructures s’est notamment félicité de la dynamique “écologique” du BRT qui fonctionne à l’électricité, appelant les Sénégalais à “s’approprier” le projet.

M. Ndiaye assure que le projet a pris en compte les besoins des personnes à mobilité réduite et des malvoyants dans les bus et les stations.

Même s’il se dit convaincu que le BRT permettra de répondre de “manière satisfaisante à la forte demande de déplacement dans la capitale”, le ministre a insisté sur la nécessité d’aller vers le développement des territoires, en créant des opportunités sur place pour ainsi désengorger Dakar.

Interrogé sur le prix du trajet (400 à 500 FCFA), il a rappelé que “le transport public n’a pas vocation à faire du profit”, expliquant que ce coût est partagé entre l’exploitant et l’Etat du Sénégal, dont la part revient essentiellement à l’entretien.

“Le plus important, c’est le transfert de compétences”, a-t-il martelé, se félicitant du fait que le personnel du BRT est composé de 40% de femmes.

Quand personne ne veut se le faire raconter

Dans le bus bondé de voyageurs, comme si personne ne voulait manquer ce jour de lancement, les discussions allaient bon train dans les différents compartiments abritant quelques sièges assis.

A des fréquences irrégulières, certains voyageurs au téléphone ne manquaient nullement d’indiquer à leurs interlocuteurs à l’autre bout du fil qu’ils sont à bord du BRT, qui compte 23 stations dont 14 fonctionnels au moment du démarrage de l’exploitation.

Le syndrome du premier jour s’est aussi ressenti quand certains voyageurs ont vu le Bus dépasser leur arrêt habituel situé dans l’une des stations non encore fonctionnelles.

C’est le cas de cette fille dans les tenues d’une écolière qui n’a pu descendre dans les Libertés, comme elle souhaitait.

Grande en effet a été sa surprise d’entendre la sonorisation du bus annoncer que le prochain arrêt sera Grand-Dakar.

Le débat sur la paternité du BRT s’est par moments invité dans les discussions entre les passagers, notamment entre des jeunes et des adultes.

A l’arrivée à la station Petersen, un vieux qui semblait apprécier le voyage a crié le nom de l’ancien président Macky Sall, sous lequel ce projet a été lancé, estimant que sans ce dernier, tout cela n’aurait pas vu le jour.

Un autre passager, moins jeune, de lui rétorquer dans une parfaite cordialité que c’est plutôt son successeur Bassirou Diomaye Diakhar Faye qu’il faut remercier, pour donner tout son sens à l’idée de la continuité de l’Etat.

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