Un mouton de plus bêle dans l'enclos de Pape Alé Niang

04 - Septembre - 2026
 
« Mbéé-mbéé », comme des brebis que l'on conduit à l'abattoir.
 
S'il est une performance politique que les observateurs doivent étudier, c'est bien l'endoctrinement moutonnier que la formation pastefienne a fini d'installer au Sénégal. La presse en souffre en premier lieu, ainsi qu'elle était un lieu prestigieux, honorable et respectable. On a parfois l'impression qu'il y a davantage de moutons qui bêlent dans les micros que de bouches qui en sortent une information pédagogique. Un mouton de plus vient de se signaler à travers un post de Pape Makhtar Diallo visant Pape Alé Niang, confirmant le désordre de cet endoctrinement.
 
Dans ce pays, on finira par partir avant l'heure ; chaque jour, rien que de voir la tronche de certains débités ou d'y lire des énormités peut nous plonger dans le coma.Tous les animaux s'invitent et s'inventent dans l'enclos : des condottieri en mal de reconnaissance, des ratés de tout acabit aux propos guignolesques s'épanchent sur des personnes qui ne les écoutent pas, ne les lisent pas, ne les voient même pas. Ils sont complètement absents du quotidien de ceux qu'ils diabolisent et insultent à longueur de journée, soit parce que leurs cibles se sont tues, soit parce qu'elles sont dépositaires d'une mission républicaine qui exige hauteur et grandeur.
 
Pape Alé Niang en fait partie. Qu'on l'adore ou qu'on l'abhorre, nul ne peut lui nier son identité médiatique et son engagement citoyen dans ce pays. Mais rien de surprenant avec la pensée pastef : les royalistes sont plus rois que le roi. Ni Ousmane Sonko, ni sa suite ne s'aventureraient à s'attaquer à Pape Alé Niang, non pas parce qu'ils en auraient peur, mais parce qu'ils ont bien compris que Baye Alé n'appartient à personne dans ce pays. Son seul tort, en tant que républicain, c'est de servir la République. Or, pour les esprits tordus et obtus, la République se circonscrit autour d'un homme, d'un parti où la soumission absolue et aveugle semble constituer une conditionnalité d'adhésion.
 
Ce qui est frappant avec la formation pastefienne, c'est que les sympathisants singent le comportement bien plus que les militants authentiques, ces derniers se montrant moins extrêmes dans leurs bêtises communicationnelles envers ceux qui l'étaient. Des chroniqueurs qui, par accident, s'éclatent bêtement avec le micro, consacrent leur vie à plaire et complaire un homme qui n'a que faire d'eux.
 
La sortie au vitriol du présentateur de l'émission « Opinion » contre le DG de la RTS, Pape Alé Niang, relève d'un besoin existentiel. Mais on comprend tout à fait ces nouveaux censeurs : naufragés dans un studio pour ne raconter que des énormités, car la presse a désormais vocation à cause et, forcément, des intrus qui y cherchent leurs semblables partout.
 
KMNGN
 
 
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