UN NOUVEAU CADRE DE CIRCULATION ET DE SEJOUR POUR LES RESSORTISSANTS

26 - Juillet - 2025

Le Sénégal et la Mauritanie ont franchi une étape importante dans le renforcement de leur coopération bilatérale en signant un accord portant sur l’entrée, le séjour et la libre circulation des personnes et de leurs biens.

Fondé sur les principes de réciprocité, de respect mutuel et de fraternité entre les deux peuples, ce texte vise à faciliter les déplacements et à encadrer de manière claire le séjour des ressortissants de part et d’autre de la frontière.

Une carte de séjour pour les Mauritaniens au Sénégal

Selon un communiqué conjoint, les ressortissants mauritaniens qui résident sur le territoire sénégalais pour une durée supérieure à trois mois sont tenus de se conformer aux démarches requises pour l’obtention d’une carte de séjour. Pour cela, ils doivent présenter une copie de leur carte nationale d’identité biométrique ou de leur passeport biométrique en cours de validité, accompagnée de l’original de leur carte consulaire.

Le Sénégal leur accorde un accès simplifié à la carte de séjour dans le cadre de cet accord bilatéral. Une carte d’une durée initiale d’un (1) an leur sera délivrée en contrepartie du paiement d’un montant de cinq mille (5000) francs CFA. Aucune exigence de contrat de travail ni de justificatif de revenu n’est requise lors de la première demande. Toutefois, le renouvellement au terme de la première année est subordonné à la présentation d’un justificatif de revenu.

Cette mesure vise à encourager l’établissement légal des ressortissants mauritaniens tout en leur garantissant un statut stable et encadré sur le territoire sénégalais.

Des conditions identiques pour les Sénégalais en Mauritanie

De manière réciproque, les ressortissants sénégalais résidant en Mauritanie pour plus de trois mois doivent également demander une carte de séjour. Ils présentent la copie de leur carte nationale d’identité ou de leur passeport en cours de validité, ainsi que l’original de leur carte consulaire.

Là encore, une carte de séjour valable un an leur est remise contre un paiement de 300 MRU (trois cents ouguiyas), sans obligation de contrat de travail ni de preuve de revenus lors de la première demande. Le renouvellement, comme au Sénégal, nécessite la production d’un justificatif de revenu. L’objectif est d’encourager une installation légale et de renforcer la gouvernance migratoire entre les deux pays.

Libre circulation des personnes, des biens et des véhicules

L’accord établit également des dispositions concrètes en matière de libre circulation. Chaque Partie s’engage à éliminer toute entrave sur son territoire à la circulation des ressortissants et de leurs biens. Une coopération entre les administrations des deux pays est prévue à cet effet.

Les véhicules particuliers immatriculés dans l’un des deux États peuvent circuler dans l’autre pour une durée de 180 jours, sous réserve de présenter un permis de conduire en cours de validité, un certificat d’immatriculation, une police d’assurance couvrant la période de séjour et une vignette touristique délivrée par les autorités douanières.

Cet accord, qui s’inscrit dans un contexte de mobilité croissante entre les deux pays, répond à une volonté commune de mieux organiser les flux migratoires et d’apporter une sécurité juridique aux ressortissants. Il marque un pas significatif dans la coopération transfrontalière entre le Sénégal et la Mauritanie, deux nations unies par l’histoire, la géographie et les liens humains.

Le Soleil

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

28 - Avril - 2026

Revue de presse: les perspectives de réformes politiques et institutionnelles en exergue

Les sujets se rapportant aux réformes politiques et institutionnelles font partie des plus en vue dans la livraison de mardi de la presse quotidienne. La présidence de la...

28 - Avril - 2026

Démarrage de la séance plénière consacrée à la modification du Code électoral

Les députés ont entamé mardi l’examen de la proposition de loi n°11/2026 portant modification de la loi n°2021-35 du 23 juillet 2021 relative au Code...

28 - Avril - 2026

Modification du Code électoral : Aïssata Tall Sall pointe des dispositions susceptibles de fragiliser les décisions de justice

Le projet de réforme du Code électoral débattu ce mardi à l’Assemblée nationale est dangereuse en ce qu’il comporte des dispositions susceptibles de...

28 - Avril - 2026

Anta Babacar Ngom : “Nous avons besoin d’une Assemblée nationale à la hauteur”

La députée Anta Babacar Ngom a appelé, mardi, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à envisager la dissolution de...

28 - Avril - 2026

Modifications du Code électoral : Ahmet Tidiane Youm alerte sur les risques d’inconstitutionnalité

Le député non inscrit Cheikh Ahmet Tidiane Youm du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) a exprimé de vives réserves sur la proposition de loi de...