Emmanuel Macron 100 jours
15 - Août - 2017
Voilà cent jours que le monde découvrait un nouveau leader occidental, joyeux, charismatique et bienveillant. Emmanuel MACRON.
Le jeune président français que tout le monde attendait au tournant, surtout sur les questions internationales, démontra son aisance et sa capacité à se faire une image et une popularité. Sa poignée de main avec TRUMP symbolique et tout aussi folklorique à la fois le fit admirer des démocrates américains. IL eut rapidement l’occasion de rencontrer tous les grands dirigeants de ce monde de POUTINE à TRUMP, en passant par XI XIMPING ou MODI le premier ministre indien.
A cet effet, lors des sommets de l’OTAN ou du G8 autant qu’au G20, Emmanuel MACRON étala à la face de l’opinion national et international l’envergure de son leadership naturel. Lorsque le président américain annonce le retrait des USA des accords de Paris, il reprit aussitôt l’initiative faisant un pied de nez au chef de la Maison Blanche en détournant son slogan de campagne « MAKE PLANET GREAT AGAIN » pour impulser une nouvelle mobilisation mondiale autour des questions climatiques.
La France est de retour. La France is back. C’est l’évidence même. Ce qui bluffe aujourd’hui tous les observateurs politiques et particulièrement ses deux prédécesseurs au point de pousser Nicolas SARKOZY à dire de MACRON c’est moi en mieux.
Sur la scène européenne où un essoufflement était noté malgré l’autorité incontestable d’Angela MERKEL et où la France ne jouait plus qu’un rôle secondaire obscur, il fut aisé de constater que l’arrivée MACRON eut un effet dynamique. Aujourd’hui la France reprend des couleurs et joue sa partition avec des propositions nouvelles, ose entrainer l’Allemagne sur des voies de réformes qu’elle refusait systématiquement jusqu’à présent.
Evidemment les cents jours sont plus compliqués en hexagone, d’abord pour une raison simple, depuis des décennies le monde politique a toujours menti au pays, lui promettant toujours de grandes illusions pour le grand soir. Alors le grand soir venu, ce fut la grande désillusion. Désabusés et par absence de courage, les politiciens ont hissé le jacobinisme d’état à son point culminant offrant à hue et à dia des cadeaux incendiaires au peuple. Et pourtant c’est un euphémisme de dire que le pays regorge d’atouts considérables à faire prévaloir pour sortir de la crise et enrayer tout risque de déclin. Paradoxalement, c’est tout le charme de l’amphibologie française, le pays réclame intérieurement d’être libéré de ce paternalisme irresponsable de l’état et extérieurement montre des signes de tensions et de peurs face à cette indispensable liberté.
Emmanuel MACRON l’avait promis et il ira jusqu’au bout de ses promesses de transformer la France. Fondamentalement, il part d’un principe économique imparable qui est, que, la France doit produire assez pour pouvoir davantage distribuer. Ce qui relève du bon sens. Ça suffit, le pays ne peut pas continuer à vivre de déficit et par ricochet d’une dette abyssale, de 2300 milliards d’euros, qui équivaut à presque 100% du PIB. Les gens ne mesurent pas que l’ensemble des impôts sur le revenu ne servent qu’à payer les intérêts de la dette, encore qu’aujourd’hui dieu soit loué les taux restent bas sur le marché.
L’aspect le plus important de ces cents jours est le retour de la confiance gage d’une stabilité économique. On mesure difficilement ce paramètre de confiance, mais il demeure essentiel pour faire tourner la machine. Des investisseurs qui ont confiance, c’est bien évidement des investisseurs qui investissent. Idem pour les chefs d’entreprises, ils reprennent à embaucher, sans incertitudes notables, ce sont les carnets de commandes qui se remplissent. Pareil pour les consommateurs, plus ils ont confiance moins ils épargnent, par conséquent ils consomment.
Sur une trajectoire parallèle la loi sur la réforme du code du travail est lancée, la loi de moralisation actée par le parlement, la transformation politique du pays saute aux yeux avec le changement des us, des coutumes et des visages, etc… Que les bonnes âmes se rassurent le quinquennat est bien parti pour une autre France aux énergies libérées. La France ne se réforme pas si on a peur de baisser dans l’opinion, il faut presque être sado maso si l’on veut réussir sa transformation. Le pays n’a pas besoin de câlins mais de caresses passionnées
Alors le plongeon sondagier du président au bout du trimestre de pouvoir augure étonnamment qu’il est sur le bon chemin.
Quel était encore le titre du livre d’Emmanuel MACRON « REVOLUTION » ?
CHEIKHOU BALDE
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