Enseignement supérieur : l’État assure ne devoir « aucune bourse »

24 - Février - 2026

Ousmane Sonko et des membres du gouvernement ont fait face, ce mardi, aux députés de l’Assemblée nationale. Lors de cette seance portant sur les questions d’actualité, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a annoncé la réouverture du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) ce jeudi 26 février. Il a également réaffirmé que « l’État ne doit aucune bourse aux étudiants », pointant un chevauchement d’années académiques à l’origine des tensions récentes.

« Ce jeudi 26 février, le COUD sera ouvert », a déclaré le ministre. A l’en croire,des instructions ont été données pour renforcer la sécurité dans les campus universitaires, notamment par l’installation de détecteurs de fumée, de bouches d’incendie et de caméras de surveillance.Ces mesures interviennent dans un contexte marqué par des inquiétudes liées aux conditions de vie et à la sécurité dans les résidences universitaires.

Sur la question sensible des allocations, le ministre a été catégorique : « L’État ne doit aucune bourse aux étudiants. »

Selon lui, la situation actuelle découle d’un « chevauchement d’années académiques dont nous avons hérité ». Il a précisé que ce mécanisme, communément appelé « rappels », ne serait « pas conforme à la réglementation ».

Daouda Ngom a rappelé le principe qui encadre l’octroi des allocations : « La bourse est destinée aux étudiants régulièrement inscrits. Un étudiant ne perçoit sa bourse que s’il est effectivement inscrit. »

Une précision qui vise, selon ses services, à clarifier les critères d’éligibilité et à mettre fin aux confusions liées aux paiements différés observés ces dernières années.

Ces déclarations interviennent alors que les étudiants réclament davantage de lisibilité sur le calendrier académique et les modalités de versement des bourses.

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