Ousmane Sonko accuse Al Amine Lô de vouloir compromettre les acquis obtenus dans la gestion des ressources naturelles du pays
Le président du parti Pastef et président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a haussé le ton contre le Premier ministre Al Amine Lô lors de l'inauguration de la permanence de sa formation politique à Mbacké. Citations célèbres
Dans une sortie aux accents de mise en garde, il a accusé le chef du gouvernement de vouloir compromettre les acquis obtenus sous son propre magistère dans la gestion des ressources naturelles du pays.
« C'est moi-même qui ai nommé Al Amine Lô à la Primature comme Secrétaire général », a rappelé Ousmane Sonko, avant d'ajouter que l'actuel chef du gouvernement connaît parfaitement ses ambitions pour le Sénégal. Par cette déclaration, le leader de Pastef a tenu à souligner ce qu'il perçoit comme un revirement inattendu de la part de celui qu'il avait lui-même propulsé à ce poste stratégique.
Le ton est monté d'un cran lorsque Sonko a évoqué les négociations menées pendant deux années à la Primature portant sur la reprise du pétrole auprès de Yakaar Teranga, du phosphate auprès d'ICS, ainsi que du gaz auprès de Kosmos et BP, dans l'optique de faire profiter le peuple sénégalais des retombées de ces ressources. « Selon des renseignements qui m'ont été rapportés, Al Amine Lô aurait déclaré, lors d'une réunion confidentielle, que sa priorité est désormais l'amélioration du climat des affaires. Ce qui signifie une volonté de répondre aux attentes des investisseurs et partenaires économiques occidentaux », a révélé le Président de l’Assemblée nationale.
Menace d'une offensive parlementaire et proposition de loi
Face à ce qu'il qualifie de sabotage, le leader de Pastef a brandi la menace d'une riposte législative directe : « Je déclare ici que nous allons faire des séries de motions de censure si Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Al Amine Lô ne reculent pas dans cette posture de sabotage ». Cette déclaration, qui vise directement l'exécutif, traduit une fracture désormais publique entre le pouvoir et l'aile parlementaire majoritaire.