Présidentielle : comment la sécurité va être assurée dimanche dans les bureaux de vote

20 - Avril - 2017

A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, les autorités sont sur le qui-vive. Après l'arrestation de deux hommes soupçonnés de préparer un attentat, mardi 18 avril, la tension est montée d'un cran à l'approche du scrutin et la sécurité des candidats a été revue à la hausse. Mais il n'y a pas qu'eux : les citoyens français seront eux aussi surveillés de près, dimanche.

Dans le Journal du dimanche, le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, a indiqué que plus de 50 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour tenter de sécuriser les 67 000 bureaux de vote répartis sur tout le territoire. A eux s'ajouteront les militaires de l'opération Sentinelle, déployée en renforcement du plan Vigipirate. Et la place Beauvau a aussi adressé une circulaire à l'ensemble des préfectures "tant sur les mesures de prévention à prendre que sur les éventuelles interventions en cas de difficultés".

A Paris, un dimanche sous haute protection

Reste qu'il semble difficile de protéger l'ensemble des bureaux de vote de la même manière, en postant un agent devant chaque bureau. "Ce n'est d'ailleurs pas le cas à Bordeaux, Lille, Strasbourg ou à Paris", précise-t-on du côté des services de la ville de Paris. Avec ses 896 bureaux de vote, la capitale se prépare pourtant minutieusement. Selon les informations recueillies par franceinfo, des réunions pour peaufiner la sécurisation des lieux de vote ont encore eu lieu, mercredi, à la préfecture.

De son côté, la municipalité s'est rapprochée des vingt maires d'arrondissement afin de "mettre en place un dispositif de sécurité complémentaire dans les bureaux où cela leur semblerait nécessaire". Dimanche, en plus des forces de l'ordre qui patrouilleront dans toute la ville, 191 bureaux recevront un renfort de sécurité, dont quatre dans le 5e arrondissement ou deux dans le 9e.

Pour ce faire, Paris va mobiliser 208 agents de sécurité, ainsi qu'une dizaine d'équipes mobiles de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection, qui "circuleront d'un bureau à l'autre tout au long de la journée". Le dimanche s'annonce dense pour les agents amenés à surveiller des lieux aussi variés que des mairies, des écoles ou encore des gymnases, devant lesquels se formeront parfois de longues files d'attente.

"La difficulté de ce genre d’opération, c’est qu’il s’agit de lieux de passage. Il faut être constamment aux aguets. C’est bien plus compliqué que de protéger une foule réunie à un seul et même endroit", explique ainsi une source policière à 20 Minutes. D'autant que le Code électoral interdit la présence d'hommes armés dans ou à proximité immédiate d'un bureau.

Des agents en statique, le stationnement révisé

Qu'en est-il dans les plus petites villes ? Si les préfectures ont délivré des consignes, la sécurisation des lieux de vote retombe, en pratique, entre les mains des maires. A Six-Fours-les-Plages (Var), Jean-Sébastien Vialatte "ne compte pas sur les services de l'Etat", et fera avec les moyens du bord dans cette ville de 35 000 habitants.

avec Franceinfo

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

26 - Mars - 2026

Cabdidature de Macky Sall à l'Onu : Le bilan chiffré brandi par Amnesty pour exiger le veto de Bassirou Diomaye Faye

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, s’oppose catégoriquement à la candidature de l’ancien président...

26 - Mars - 2026

ELECTIONS MUNICIPALES À MANTES-LA-JOLIE: MA LIBERTE DE CHOIX, FACE AUX PRESSIONS IDENTITAIRES (PAR FATY DIA)

Les élections municipales sont, par essence, un moment fort de la vie démocratique. À Mantes-la-Jolie, la récente victoire d’Adama Gaye face au maire sortant...

25 - Mars - 2026

ONU : Macky Sall profite du revers de Bachelet pour avancer ses pions

La course à la succession de António Guterres à la tête de Organisation des Nations unies connaît un tournant avec le retrait du soutien du Chili à la...

25 - Mars - 2026

«Certains mettent le feu au monde et les autres doivent en avaler les cendres» : Pedro Sanchez évoque un scénario «bien pire» au Moyen-Orient que celui de l’Irak

Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié mercredi devant les députés espagnols le conflit actuel au Moyen-Orient de «scénario (...) bien...

25 - Mars - 2026

Guerre au Moyen-Orient : l'essentiel du plan de paix proposé par Donald Trump, après un mois de conflit avec l'Iran

La guerre au Moyen-Orient se trouve-t-elle à un tournant ? Lundi 23 mars, Donald Trump a affirmé avoir ouvert des "négociations" avec "un haut dirigeant" iranien non...