Sonko dénonce des "technocrates à l’origine des maux" et met en garde contre le FMI

17 - Août - 2026

L’ancien Premier ministre Ousmane Sonko conteste la lecture faite des récentes annonces de la Banque mondiale. Pour lui, il ne s’agit pas d’un tournant sous l’actuel régime, mais de la continuité de discussions déjà engagées.

Ousmane Sonko assure que le dialogue avec l’institution était déjà actif sous son passage à la Primature.
« La Banque mondiale n’est jamais partie. Je les ai reçus deux fois en tant que Premier ministre. Nous avions déjà discuté de tout cela », soutient-il.

Selon lui, les projets aujourd’hui présentés comme nouveaux étaient déjà "sur les rails".
« Aujourd’hui, ils annoncent les résultats en grande pompe. La Banque finance des projets et nous en avions déjà parlé, notamment pour leur réorientation par rapport à nos priorités », explique-t-il.
Pour Sonko, il n’y a donc pas eu de rupture fondamentale dans les relations avec Washington.

L’ancien chef du gouvernement estime que le mandat actuel ne doit pas être jugé sur les grands chantiers.
« Le mandat n’est pas le mandat des grands chantiers. Il s’agit de réparer les dégâts et le bilan immatériel, les problèmes de justice et de transparence », affirme-t-il.

Il pointe également la question de la dette. Ousmane Sonko évoque la "dette cachée", qu’il qualifie de "dette odieuse", et la présente comme l’un des dossiers majeurs de la "refondation" qu’il appelle de ses vœux.

Revenant sur ses relations avec le président Bassirou Diomaye Faye, Sonko récuse toute responsabilité dans les blocages actuels.
« On a dit à Diomaye que c’est moi qui le bloquais. S’il veut coûte que coûte prendre certaines décisions, il fera avec le FMI des choses qui ne seront pas un avantage pour les populations », prévient-il.

Il critique aussi l’entourage actuel du chef de l’État: « Il s’est enfermé avec des technocrates qui sont pour la plupart à l’origine des maux du système ».

Et de conclure sur les difficultés du gouvernement: « Si c’était moi le blocage, je suis parti il y a trois mois. Ils n’ont rien fait. »

Une sortie qui vise à reprendre la main sur le récit économique et à replacer le débat sur la justice, la transparence et la souveraineté budgétaire.

 

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