UNE BAISSE DU PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ ATTENDUE EN 2023 (MINISTRE)

06 - Décembre - 2020

La reconversion des centrales de la SENELEC pour les faire fonctionner à partir du gaz local devrait se traduire par une baisse des coûts de production et de l’électricité avec le début de l’exploitation pétrogazière au Sénégal en 2023, a annoncé, dimanche, à Dakar, la ministre du Pétrole et des Energies, Aïssatou Sophie Gladima.

"Avec l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz, en 2023, les centrales de SENELEC’’, la société nationale d’électricité, ’’seront converties pour fonctionner au gaz local, et on aura une baisse des coûts de production, par conséquent du prix de l’électricité", a-t-elle déclaré devant les députés, à l’occasion de la plénière de l’Assemblée nationale consacrée au vote du budget de son département pour l’exercice 2021.

Mme Aïssatou Sophie Gladima n’a pas donné plus de précision sur l’ampleur de cette baisse projetée, les tarifs de l’électricité étant "déterminés par la Commission de régulation du secteur de l’électricité (CRSE), en fonction des coûts de production du programme d’investissement validé par la CRSE, de l’inflation locale étrangère et du prix du combustible".

"En 2019, 125 milliards FCFA ont été transférés à la SENELEC, pour faire face aux impayés de 2017 et 2018, et pour l’année 2020, 73 milliards FCFA ont été mobilisés au profit de la SENELEC", a-t-elle signalé.

Elle affirme que "la SENELEC n’a jamais fait l’objet d’autant d’attention de la part du ministère chargé des Finances, d’autant plus que, dans le cadre de l’application du Programme de résilience économique et sociale (PRES), 16,5 milliards de FCFA d’arriérés ont été épongés pour l’éclairage public dans le secteur de l’énergie".

S’agissant des performances de la société nationale d’électricité, la ministre du Pétrole et des Energies a indiqué que la SENELEC a "réalisé un bénéfice de 17 milliards de FCFA pour l’année 2020", ajoutant qu’une "attention particulière sera continuellement accordée à cette société, conformément aux instructions du président de la République".

Aïssatou Sophie Gladima est par ailleurs revenu sur "les difficultés liées à l’exécution de l’électrification rurale Kaolack-Gossas-Nioro-Fatick". Des contraintes liées à l’exécution dudit projet ont conduit au remboursement des partenaires techniques et financiers, en l’occurrence la KFW, d’un montant de 1.7 milliards de FCFA, a-t-elle précisé.

La ministre a par ailleurs signalé que des négociations avaient été entamées pour la mise à disposition d’une ligne de crédit, "afin de discuter d’un nouveau contrat avec un prestataire".

Selon le rapport de la commission des finances et du contrôle budgétaire, le projet de budget est arrêté à 1 011. 122. 802. 941 FCFA en autorisations d’engagement et à 210. 363. 658. 201 FCFA en crédits de paiement.

Commentaires
0 commentaire
Laisser un commentaire
Recopiez les lettres afficher ci-dessous : Image de Contrôle

Autres actualités

30 - Avril - 2026

INVESTIR AU SENEGAL : OPERATION DE CHARME AUPRES DES SENEGALAIS DE FRANCE

Une forte délégation conduite par Ahmadou Al Aminou Lo, ministre auprès du président de la République chargé du suivi, du pilotage et de...

30 - Avril - 2026

Contrat de livraison de 380 Bus : le ministre Yankhoba Diémé dément tout favoritisme envers la société chinoise CRRC

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, clôt la polémique sur le contrat portant sur la livraison de 380 bus au gaz naturel...

30 - Avril - 2026

Gaz en France: les factures des ménages pourraient flamber de plus de 50% d’ici 2030

Les factures de gaz pourraient fortement augmenter dans les prochaines années. En plus des hausses liées aux crises géopolitiques (+15% en moyenne en lien avec la crise au...

30 - Avril - 2026

L’aéroport de Ziguinchor ouverte rouverte à la navigation aérienne après sa réception technique

Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, et son homologue des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, ont procédé, jeudi, à...

28 - Avril - 2026

SI LE DETROIT D'ORMUZ RESTE FERME, "L'ASIE ET L'AFRIQUE RISQUENT DE CREVER DE FAIM" : L'ALERTE DU SPECIALISTE DU MOYEN-ORIENT, GILLES KEPEL

"L'enjeu, c'est d'abord et avant tout le détroit d'Ormuz". Invité sur RTL, Gilles Kepel alerte mardi 28 avril sur les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur l'Afrique et...